iloubnan.info
( Publicité )
Wiki

La mosaïque, un art oublié au Liban

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 29 aot 2013 à 16h36
 Mosaïque palais Beittedine Chouf
Mosaïque au palais de Beittedine dans le Chouf

Outre une mosaïque confessionnelle, caractéristique du pays des cèdres, Le Liban “est habité” par un art artisanal : l’art de la mosaïque,
Le mot “mosaïque” vient étymologiquement du mot “muse”. Associé étroitement à l’architecture, cet art constitue un mode d’expression utilisé par de nombreux artistes-artisans depuis des siècles. Ces artistes sont appelés des “mosaïstes”.

Le musée National de Beyrouth possède une riche collection de mosaïques Byzantines.

Le musée Robert Mouawad Private Museum, situé au coeur de l’ancien palais de la famille Pharaon, à Beyrouth possède certes une collection moins grande mais toute aussi diversifiée. Aussi, toujours à Beyrouth, il existe un véritable Musée de la mosaïque (AUDI).

Par ailleurs, en Jordanie, Madaba est la capitale orientale de la mosaïque, Ravenne (Italie) en est la capitale occidentale.

Petit aperçu de la technique utilisée

La mosaïque, cette “Peinture de Pierre” comprend un assemblage harmonieux de pièces ou éléments multicolores composées de matériaux divers, juxtaposés les uns à côté des autres et liés les uns aux autres par un ciment. Ces éléments sont appelés “ tesselles ”. Il n’existe pas de règle spécifique pour le choix des tesselles, tout dépend des goûts personnels de l’artiste (matériaux; couleurs; tonalités) pour la composition de son oeuvre. Il peut s’agir par exemple d’émail; verre; galet; morceaux de miroirs brisés; coquillage; carreaux de grès; bois; marbre; roche cristalline; ardoise; pierreries (onyx; jaspe; malachite…).
Quant à la disposition des tesselles, elle se fait suivant diverses méthodes : alignement; croisement…Ces diverses techniques de disposition sont appelées “Opus”.
Au Liban, l’ ”Opus Tessellatum” est la disposition la plus répandue : les tesselles sont disposées en rangées horizontales, mais décalées, et ne doivent pas coïncider entre elles.
Le collage des tesselles se fait à l’endroit sur un support le plus souvent en bois pour son faible coût, où doit être reproduit le motif ou dessin désiré.

Mosaïque au palais de Beittedine dans le Chouf

Des motifs plus riches les uns que les autres…

La mosaïque de marbre, d’influence romaine, faisant d’ailleurs écho aux nuances de marbre polychrome sur fond d’ardoise caractéristiques entre autres de l’époque Julio-claudienne à Pompéi, s’est répandue en grande partie au Liban. Elle comprend un mélange de couleurs tant chaudes que froides s’inscrivant au coeur des décorations murales, voûtes de plafond : des motifs floraux ou animaliers, des représentations sacrées ou profanes, employées notamment pour la décoration d’édifices religieux comme les églises ( fresques représentant notamment les anges ou encore la passion du Christ) ou des mosquées, réalistes ou géométriques, cet art d’une richesse chromatique exceptionnelle est entré et ne cessera d’entrer dans le repertoire decoratif et dans le patrimoine culturel libanais.

Les mosaïques pariétales dorées byzantines à Beiteddine ne cessent de fasciner les occidentaux.Dans le palais de Beitedine, monument touristique traditionnel par excellence : Dar el-wousta et Dar el Harim correspondent à des salles, servant à l’époque d’écuries aux cavaliers et chevaux de l’Emir Bachir II, au XIX e siècle. Aujourd’hui restaurées, ces salles immenses abritent actuellement l’une des plus prestigieuses collections de mosaïques byzantines. D’autres mosaïques issues de la même époque mais d’origines diverses sont exposées aux alentours du jardin à l’extérieur du palais.

L’art mosaïque demeure un art authentique toujours à découvrir…

Tags
#Mosaïque, #Patrimoine
Donnez votre opinion
0 Commentaires
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
                        
© COPYRIGHT 2018 Par Proximity Agency