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Anjar

iloubnan.info - Le 16 août 2013 à 11h19
 Anjar
Pas très loin l’imposant et célèbre site de Baalbek se trouve Anjar, un autre site archéologique à visiter absolument. Plus discret que Baalbek, Anjar est un témoignage tout aussi passionnant de la présence au Liban d’une civilisation passée.
Anjar est une ancienne cité commerçante fondée vers le 8e siècle après Jésus Christ. Elle date de l’époque des Omeyyades, une dynastie de califes, qui règna sur le monde islamique entre 661 et 750. Entourée d'un mur de sept mètres de hauteur et de deux mètres d'épaisseur, la ville est bâtie sur un plan rectangulaire de 370 m sur 310 m, conforme au modèle de la ville ou du camp romain. Ce point est étonnant : bien qu’elle ait été fondée par le calife Al-Walid Ier (668 - 715), le sixième calife omeyyade, la ville ressemble en tout point à une ville romaine… Et ce n’est là qu’une de ses spécificités.

Une cité atypique


Anjar est l’unique exemple d'un centre de commerce situé à l'intérieur des terres et non en bord de mer. La cité est située à l'intersection de deux routes importantes : celle menant de Beyrouth à Damas dans le sens Ouest-Est et la route Nord-Sud traversant toute la Bekaa et menant d'Homs vers Baalbeck puis le sud du Liban. Anjar est ainsi traversée horizontalement et verticalement par deux voies ornée de colonnades: Cardo Maximus et Documanus Maximus. Cette position stratégique de carrefour était idéale pour le commerce. La ville était de plus située sur une riche zone agricole libanaise, à proximité de l’une des plus importantes sources du fleuve Litani.

Anjar diffère des autres sites archéologiques du Liban : d’abord parce qu’à la différence des vestiges découverts au pays du Cèdre, elle semble avoir été fondée relativement récemment, au début du 8e siècle après Jésus Christ. Ensuite parce qu’elle ne paraît avoir vécu que quelques décennies, et ne montre donc pas de traces révélant la présence de sociétés successives s’étant établies sur les lieux au fil des époques. Les archéologues lui ont redonné vie dans les années 1950.



A voir sur le site

Quand on entre aujourd’hui sur le site, on a la parfaite impression de pénétrer dans une petite cité dont il ne reste plus que les fondations. Avec un peu d’imagination, on peut facilement compléter les murs, donner un toit aux maisons et voir les marchands circuler dans les allées sur lesquelles les visiteurs déambulent.

Mais Anjar, ce ne sont pas seulement des rues et des vestiges d’échoppes où les clients devaient se succéder. D’autres ruines doivent y être absolument visitées:
  • Le Grand Palais, qui fut le premier monument découvert en 1949. Les opérations de restauration ont permis d’en reconstruire un mur ainsi que les principales arcades.
  • les ruines de la Mosquée (Au nord du Grand Palais) : cette mosquée de 45 x 32 mètres disposait de deux entrées publiques et d'une entrée privée pour le calife.
  • Le Petit Palais : recouvert par de riches motifs dans la pure tradition gréco-romaine, le Petit Palais a gardé son état original. On peut encore aujourd’hui y contempler les pierres d’origine.
  • Les Thermes. Conformément aux thermes romains, ceux d’Anjar sont séparés en trois sections: une grande salle qui permettait les mélanges sociaux ainsi que trois autres salles pour l'eau froide, tiède et chaude.

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#Site_touristique, #site_historique
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