Des emplois et des revenus
Pascal Abdallah, qui dirige Responsible Mobilities, un tour operator centré sur l'écotourisme souligne lui aussi que "le Liban est classé parmi les 25 premiers pays du monde en termes de biodiversité. On a encore des loups dans notre tout petit pays. Il y a un genre de hyènes qui n'existe que dans la partie orientale de la méditerranée. Et il y a bien sûr le cèdre". En dépit des problèmes que traverse le pays, des communautés rurales, dont certaines ont lourdement souffert des combats, s'impliquent fortement dans l'écotourisme, synonyme d'emplois et de revenus. Dans les villages près de la Réserve naturelle des cèdres du Chouf, des chambres d'hôte offrant des produits et de l'artisanat local ont été ouvertes. Mais quel que soit le dynamisme de ces initiatives, tout le monde est d'accord: pour que l'écotourisme décolle, la situation politique du pays doit se stabiliser. En 2004, la réserve du Chouf a enregistré 28.000 visiteurs. L'an dernier, le chiffre est tombé à 14.000. "Nous avons les infrastructures. Nous avons les pistes. Nous avons juste besoin de paix", résume Nizar Hani, coordinateur scientifique de la réserve.