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Dans un communiqué publié le 17 septembre, le Centre euro-libanais pour la modernisation industrielle (Elcim) a annoncé la formation d’une grappe d’entreprises spécialisées dans le domaine de la programmation informatique. Cette démarche est l’aboutissement d’une série d’ateliers de travail qu’Elcim a organisés à l’Institut des recherches industrielles en coopération avec l’Association libanaise de l’industrie des logiciels (ALSI).
La grappe (cluster en Anglais) fonctionne comme les regroupements d’entreprises interconnectées, de fournisseurs spécialisés ou de prestataires de services qui existent en Angleterre et dans de nombreux pays européens. C’est un espace de mise à disposition d’information, de mise en commun de moyens et d’intégration des stratégies diverses que se donnent plusieurs entreprises d’un même secteur ou de secteurs connexes pour améliorer l’efficacité de leurs actions individuelles. Cela permet aux petites entreprises, qui ne bénéficient pas de beaucoup de moyen, de « renforcer leurs capacités exportatrices vers les marchés européens, asiatiques et ceux du Golfe », ajoute le communiqué.
Ce nouveau noyau de grappe, connu sous le nom de « Lebanon Softshore » est constitué de 17 entreprises libanaises regroupant 400 programmateurs. Il est fondé sur le concept de marketing commun. La France, qui abrite « une grande communauté d’hommes d’affaires libanais qui ont réussi » servirait de plaque tournante aux produits de la grappe et constituerait un point de départ vers le marché européen.
Le regroupement a entamé ses activités lors du Salon de l’informatique Gitex qui s’est tenu à Dubaï entre le 8 et le 12 juillet dernier. Les membres de la délégation libanaise ont engagé entre 150 et 200 entretiens avec des entreprises étrangères dont 70 % proviennent du Golfe. Entre 20 % et 30 % de ces contacts ont été jugés « sérieux » et « prometteurs ».
Toujours selon le communiqué, « les membres de la délégation libanaise ont pu constater que les entreprises internationales préfèrent collaborer avec les compagnies libanaises en vue d’intégrer le marché arabe ». Les langues parlées par les Libanais et leur crédibilité ont été citées parmi les raisons expliquant l’attrait des entreprises étrangères.
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