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| Le défenseur libanais membre de l’équipe de Cologne Youssef Mohamad, félicité par son coéquipier Roda Antar, milieu de terrain également libanais, alors qu’il vient de marquer dans le match de D1 de la Bundesliga entre le FC Cologne et le Schalke 04, à Cologne (Allemagne) le 26 septembre 2008. Crédit photo: AFP PHOTO DDP / JUERGEN SCHWARZ GERMANY OUT |
Le Ramadan est le neuvième mois dans le calendrier lunaire adopté par l'Islam. Selon la religion musulmane, c’est au cours de ce mois de l'an 610 (le 27e jour) que le prophète Mahomet eut une vision de l'ange Gabriel, ce dernier lui annonçant que Dieu l'avait choisi pour être son messager auprès des hommes. Le Ramadan, qui constitue l'un des cinq piliers de cette religion, est ainsi un mois sacré : celui pendant lequel Allah commencer à révéler ses enseignements à Mahomet. Pendant cette trentaine de jours, des millions de croyants à travers le monde se privent de manger et de boire du lever au coucher du soleil.
Les sportifs musulmans au Liban ont été mis à rude épreuve pendant ce mois sacré, qui cette année s’est déroulé en septembre, précédant ainsi de seulement quelques semaines la reprise des saisons de football (11 octobre) et de basket-ball (1er novembre). Les clubs libanais, alors en pleine préparations, ont dû jouer pendant cette période de multiples matchs et participer à de nombreux tournois amicaux : autant d’efforts physiques pouvant constituer en période de jeûne un risque pour les athlètes. Les sportifs au Liban se sont ainsi posés bon nombre de questions : pouvaient-ils ou non poursuivre leurs activités physiques pendant le Ramadan ? Ghaleb Reda, international libanais de Tebnine (D1 de basket-ball), confie : « Nous avions coutume de nous entraîner après l' Iftar (rupture du jeûne, chaque soir pendant le ramadan ndlr) ». Il ajoute que « néanmoins, il est vrai que s'entraîner ou bien disputer un match sans pouvoir se sustenter ni s'hydrater contraint à puiser dans ses réserves et cause parfois ainsi une grande fatigue ».
Avec près de 14h de privation, le jeûne met en effet à rude épreuve les organismes et pèse donc logiquement sur les performances des sportifs de confession musulmane. Pour le technicien libanais du Nejmeh Beyrouth, Emil Rustom, les athlètes doivent allier privation et sport pendant le Ramadan. « Les joueurs doivent avoir une parfaite connaissance d’eux-mêmes, de façon à ce que leurs "perfs" ne diminuent pas trop durant le mois du Ramadan ». Pour Rizkallah Zaloum, nouvel entraîneur de l'Anibal Zahlé (D1 de basket-ball) qui a dirigé le Club Sagesse lors du Lebanese Basket Summer League, il s'agit d'une « période délicate de l'année : en tant qu'entraîneur, je préconisais nos entraînements après l'Iftar. Et c'est ce que nous avons fait. Même lorsque nous avions à disputer un match, nous le jouions de nuit. Cependant, il est vrai que les joueurs n'ont pu montrer toute l'étendue de leurs talent, principalement en raison de la fatigue ».