Alors que des gens mouraient dans les rues de Beyrouth, dans les années 80, les joueurs de football libanais ont essayé d’être présents lors des grands événements. Du côté des pays du Golf, pas mal d’argent était versé pour aider les équipes saoudienne, koweitienne, émirati, qatari et irakienne à obtenir de bons résultats. Parallèlement, l’Etat libanais tenait à peine debout, et l’équipe libanaise manquait totalement de soutien financier. Le football libanais a connu sa pire défaite face à l’équipe d’un pays producteur de pétrole dans les années 80 : le Qatar qui, avec des joueurs comme Mansour Muftah et Hassan Jawhar, gagna sur l’équipe nationale 8 à 0, le 27 mars 1985. Ce fut un désastre pour le sport libanais. Les exploits de Hassan et Samih Chatila, comme ceux de Youssef al Ghoul étaient déjà loin. Les années 1980 furent celles de la rupture dans le football libanais. Le Liban attendait une résurrection, qui n’était pas encore prête à venir.