La coupe des Clubs est quant à elle lancée en 1938. Dans les années 70, les joueurs libanais se défendent plutôt bien : en 1974, le club d’Al Nejmeh Beyrouth remporte même une victoire contre le champion de l’URSS Ararat Erevan au score de 1-0. Anecdote : c’est également en 1974 que Pelé, le célèbre joueur brésilien (qui cette année-là faisait une pause dans sa carrière), joue avec ce même club libanais d’Al Nejmeh Beyrouth contre une équipe mixte locale. Au-delà de ces sympathiques petits événéments, les championnats nationaux vont rythmer les saisons année après année... jusqu’à la guerre civile, qui interrompt brutalement ce calendrier entre 1975 et 1990. Après 1990, le niveau des joueurs de football libanais devient de plus en plus bas.
Malgré tout, en l’an 2000, la 12e Coupe d’Asie des Nations est organisée par le Liban. Ce projet implique la construction de grands stades : la Cité Sportive de Camille Chamoun à Beyrouth, et les Stades Olympiques internationaux à Tripoli et Saida. La Cité Sportive de Beyrouth peut accueillir au total 57 000 personnes, les Stades de Tripoli et Saida entre 20 000 à 30 000 personnes chacun. Il existe une dizaine d’autres stades dans toutes les régions du pays. Ces infrastructures ont renforcé la pratique et la popularité du football au Liban. Après l’an 2000, on comptabilisait 21 912 joueurs inscrits à la Fédération, 300 000 joueurs pratiquants sans être inscrits, 5000 jeunes joueurs, 62 joueurs professionnels, 174 clubs officiels et 2070 clubs non officiels.
Aujourd’hui, le football reste incontestablement l’un des sports les plus populaires du pays.