iloubnan.info
( Publicité )
Société

Manifestation de travailleurs en Tunisie pour réclamer le départ du gouvernement

TUNIS | iloubnan.info, avec agences - Le 26 fvrier 2012 à 10h23
Une manifestation a eu lieu hier samedi à Tunis pour réclamer la chute du gouvernement.
Le gouvernement veut "nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seul de notre sort, mais "Nous ne céderons pas", a déclaré selon l'agence AFP Houcine Abassi, le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs tunisiens aux manifestants réunis samedi devant le siège de son syndicat à Tunis. Les protestataires accusaient des membres du gouvernement provisoire, en ciblant notamment le parti islamiste Ennahda, grand vainqueur des élections législatives, de chercher à "décider seul" de leur sort, et d'avoir perpétré ces derniers jours des attaques contre des locaux de leur syndicat. "Nous sommes tous unis pour défendre les droits syndicaux qui sont menacés par des actes extrémistes", a indiqué selon l'AFP Maya Jribi, secrétaire générale du PDP, qui indique que la manifestation a réuni notamment le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).

Organisées un peu moins d'un an après la chute du dicateur Ben Ali, les élections législatives tunisiennes fin octobre pour l'élection d'une Assemblée nationale constituante ont abouti à la victoire du parti Ennahda, le parti islamiste ayant remporté environ 40% des suffrages. Le parti a cependant formé une coalition avec deux partis laïques.

Certains experts avaient calmé les interrogations occidentales face à ce que de nombreux pays avaient qualifié de "vote islamiste", en indiquant qu'Ennahda serait bientôt à l'épreuve de l'opinion publique et des urnes: les électeurs tunisiens demeurent concentrés sur la nécessité de redresser l'économie et de créer des emplois.

Il y a un peu plus d'un an, c'est la situation économique, et notamment le suicide de Mohammed Bouazizi, jeune ingénieur obligé de vendre des légumes pour survivre, qui avait constitué le catalyseur du soulèvement populaire ayant finalement abouti au départ de l'ancien président tunisien. Le 5 janvier dernier, un homme sans emploi s'est immolé par le feu à Gafsa, une ville fortement touchée par le chômage. Son geste a eu lieu au moment de la visite dans cette ville des ministres tunisiens des Affaires sociales, de l'Industrie et de l'Emploi.

"L’emploi a été mis au premier rang des débats durant la campagne électorale, chacun des candidats proposant son plan pour venir à bout du ralentissement économique," explique dans un article pour l'organisation CG News Amine Ghali, directeur de programme au Centre Kawakibi pour la transition vers la démocratie. Il rappelle que "la banque centrale a annoncé un taux de croissance de zéro pour 2011 (une baisse d’environ 4% au cours de ces dernières années), que plus de 80 compagnies internationales ont quitté la Tunisie et que les investissements ont décliné de façon significative." Une réalité économique qui se traduit par un taux de chômage sans précédent, "affectant un million d’individus, environ 20 pour cent de ceux en âge de travailler. Ce qui a pour conséquence un plus grand nombre de Tunisiens vivant dans la pauvreté."
Tags
#Tunisie, #Révolution_arabe, #Ennahda, #Emploi, #Pauvreté
Donnez votre opinion
0 Commentaires
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
                        
© COPYRIGHT 2018 Par Proximity Agency