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  Reportage
Le désespoir poignant des proches des victimes
TRIPOLI, Par Omar IBRAHIM
AFP - Le 14 août 2008
 
Mercredi matin, neuf soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe à proximité d'un bus à Tripoli. Cinq autres personnes, dont un enfant, ont péri dans l'attentat. L'enfant cirait des chaussures tout près au moment de l'attentat. Une quarantaine de personnes ont été blessées. Une quinzaine restent hospitalisées dont certaines dans un état grave. Au cours des heures qui ont suivi l’attentat.

"Mon fils, mon fils", crie une mère en se frappant la poitrine avant de s'évanouir à l'entrée de l'hôpital de Tripoli. Son fils, un soldat, vient d'être tué dans un des attentats les plus meurtriers de ces dernières années au Liban. "Il n'avait que 22 ans, il était fier de servir dans l'armée. Pourquoi,
pourquoi?", lance le frère de la victime. Il tente de ranimer sa mère.
 
Sans nouvelles…

reportage
AFP PHOTO / HO / www.hamzetwasselnews.com
"Nous vous supplions, nous avons besoin de sang, s'il vous plaît courez aux hôpitaux faire don de votre sang", crie un soldat aux passants rassemblés sur le lieu de l'attentat. Avant même de savoir si leur époux, frère ou fils figure parmi les
victimes, des femmes s'évanouissent à l'arrivée des corps à l'hôpital. Sur le lieu de l'explosion, un homme en état de choc cherche son frère parmi les corps gisant sur la chaussée au milieu de flaques de sang. "Avez-vous vu un jeune homme de haute taille, aux yeux et cheveux noirs?", demande l'homme, le regard hébété. "Il a quitté la maison ce matin pour prendre le bus d'ici et aller au
travail. Il n'a pas de téléphone portable ... Je n'ai pas eu de signe de vie", explique-t-il.
Une femme d'une cinquantaine d'années, l'air hagard, regarde autour d'elle: "Je ne sais si mon fils est parmi eux, je ne sais pas où il est. Il devait prendre le bus ce matin pour se rendre à son poste militaire".
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