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| Crédit photo: AFP PHOTO/MAHMOUD ZAYAT |
C'est dans cette maison que les soldats israéliens avaient établi leur quartier général lorsqu'ils sont entrés à Maroun Ar-Ras, village situé à 100 mètres de la ligne bleue tracée par les Nations unies pour délimiter la frontière israélo-libanaise.
Le 12 juillet 2006, l'Etat hébreu avait lancé une offensive de large envergure au Liban à la suite de l'enlèvement à la frontière de deux soldats israéliens par la milice chiite libanaise du Hezbollah.
Aujourd'hui, Israël et le Hezbollah ont scellé un accord sur l'échange des deux soldats, donnés pour morts, contre des prisonniers et des dépouilles de Libanais. Mais Maroun Ar-Ras continue à souffrir des séquelles du conflit.
Les féroces combats avaient transformé le village en champ de ruines et avaient forcé la plupart de ses 6.000 habitants à fuir. Beaucoup ne peuvent encore y revenir. "La majorité des 500 maisons du village ont été gravement endommagées et 159 d'entre elles ont été réduites en poussière par les raids de l'aviation israélienne", précise à l'AFP le maire, Moustafa Alaweya. "Nos pertes ont été énormes. Les Israéliens ont aussi saccagé l'intérieur de la résidence, tous les objets d'art et les meubles anciens ont été pillés", accuse M. Ayoub. "Toute une vie est à refaire", dit-il.