Kfareman, 10 octobre 2007 – Dans un camp soutenu par l’UNICEF au Liban Sud cet été, 150 jeunes gens issus de différents milieux sociaux et religieux se sont réunis pour discuter de leurs différences et apprendre à les accepter.
Fondé par l’UNICEF et organisé avec l’organisation non gouvernementale Aid Lebanon-Civil Campaign for Relief, la camp a été l’occasion d’acquérir des compétences en matière de leadership et de démocratie, mais aussi d’attirer l’attention sur les droits de l’homme et la protection de l’environnement. Son objectif global étant de promouvoir la paix et la tolérance dans une région marquée par les conflits et les déplacements.
« Les jeunes libanais ont besoin d’unité pour faire face aux énormes défis qui se présentent à eux aujourd’hui et pour promouvoir les principes de citoyenneté », explique le directeur du camp Abass Abu Zeid. « Ici, on a créé un réel phénomène d’interaction et d’intégration. Les jeunes ont appris ici, non seulement à se comprendre les uns les autres, mais aussi à s’accepter les uns les autres ».
Les participants aux sessions de 10 jours ont reçu un enseignement en management de conflit, construction de la paix, communication et de plaidoyer.
Chaque session dans le camp a offert aux jeunes l’occasion d’explorer leurs qualités de leadership. Ils ont participé à des séminaires et se sont inscrits à des ateliers, ont dialogués avec des professionnels et des activistes. Ils ont aussi dû faire face à leurs propres problèmes et à leurs propres peurs. « Au début, j’appréhendais de rencontrer de nouvelles personnes et de vivre avec elles, mais quand je suis arrivé ici toutes les barrières sont tombées, j’ai rencontré des gens super, de différentes religions », explique Ahmad Taha, un jeune Palestinien du camp de Nahr el Bared au Liban Nord, en grande partie détruit lors des combats cet été entre l’armée libanaise et des militants islamistes.
Confiance et courage
« J’ai appris beaucoup des exercices que nous avons pratiqués. Cela m’a donné une grande confiance et beaucoup de courage », affirme Malak Sbaity, un autre participant.
Le dernier jour de ce camp d’été, les participants se sont embrassés et ont pleuré. Ils sont rentrés chez eux avec de bons souvenirs et un peu plus d’amis qu’avant, ainsi qu’avec l’engagement pris de réaliser des changements et de bâtir une société porteuse de paix.