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FREETOWN (AFP) - Un grand nombre de jeunes Sierra-Léonais s’en sont pris à des dizaines de magasins tenus par des Libanais, jeudi à Freetown, au cours d’un déchaînement de violence suscité, selon la police, par le "meurtre présumé" d’une jeune fille lundi à Kenema, dans l’est du pays.
Ces émeutes auraient débuté en réaction à la mort d’Alima Kamara, 18 ans, qui pourrait avoir été tuée par un acheteur de diamants libanais, dans la ville de Kenema (300 km à l’est de Freetown).
L’acheteur libanais, âgé de 40 ans, et une amie de la jeune fille morte, étaient interrogés jeudi par la police à Freetown, selon la police, enquêtant sur ce "meurtre présumé".
La police s’est déployée dans la capitale pour rétablir l’ordre et protéger les magasins du centre-ville, où un grand nombre de jeunes gens se sont livrés à des pillages, volant des générateurs, des téléphones portables et des appareils ménagers.
"C’est un grand choc, ce qui a été fait aux magasins libanais", a déclaré à l’AFP le dirigeant de la communauté libanaise en Sierra Leone (10.000 personnes), Sani Hassaniyeh, précisant que toutes les institutions libanaises, y compris les écoles, avaient été fermées jeudi.
La Sierra Leone a compté une importante communauté de Libanais au cours des quatre dernières décennies, venus s’y installer après l’indépendance de cette colonie britannique en 1961.
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