|
« L’islam ne permet pas à l’homme d’exercer une quelconque violence sur la femme, que ce soit en la privant de ses droits légaux ou dans le langage » : c’est ce qu’a précisé Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah, en émettant mardi, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, une fatwa avant-gardiste selon laquelle « la femme peut répondre à la violence physique de l’homme contre elle par une même violence, dans le cadre de l’autodéfense ». Il a appelé à ce que la femme soit délivrée de la violence qu’on exerce contre elle, qu’il s’agisse d’une violence physique, sociale, psychologique, pédagogique ou au sein du domicile familial ».
L’uléma Mohammad Hussein Fadlallah a également réaffirmé « le respect des droits de la femme au travail et dans la famille, et l’appréciation de ses sacrifices dans tous les domaines ».
Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah est une haute autorité religieuse pour une grande partie des chiites libanais mais aussi pour ses fidèles partout au Moyen Orient. L’occident le considère comme un militant en raison de son passé lié au Hezbollah ; il a pourtant adopté une attitude progressiste et non violente sur certaines questions, surprenant d’ailleurs ainsi certains de ses fidèles : il a condamné les crimes d’honneur, et a appelé à un boycott pacifique des produits américains. Il a également approuvé le clonage destiné à la recherche scientifique.
L’uléma a déclaré que les femmes étaient encore victimes de violences dans le monde, malgré leur élévation dans l’échelle sociale et politique et leur accès à des postes élevés au sein ou en dehors des gouvernements.
|