Retour Page d'Accueil
Activités des ONG     Droit de l’homme     Émigration     Femme     Politiques sociales     Société    
iloubnan.info > Social > Toutes les dépêches > Affaire Suzanne Tamim : levée de l'immunité parlementaire de l'inculpé
  Raccourcis
  Les dépêches
 
Affaire Suzanne Tamim : levée de l'immunité parlementaire de l'inculpé
AFP - Le 03 septembre 2008, 09h56
 


LE CAIRE - Le président du Sénat Safouat Chérif a indiqué que l'immunité parlementaire du  magnat de l'immobilier égyptienHicham Talaat Moustafa avait été levée à la suite d'une demande du procureur dans le cadre de l'affaire du meurtre de la chanteuse libanaise Suzanne Tamiom, a rapporté Mena.
Egalement fidèle du parti au pouvoir en Egypte, Hicham Talaat Moustafa a été inculpé et arrêté mardi 
pour avoir payé deux millions de dollars pour le meurtre de la chanteuse. 

M. Moustafa, un pilier du Parti national démocrate (PND), est accusé d'avoir donné l'ordre et payé un autre Egyptien pour tuer Suzanne Tamim, avec laquelle il aurait eu une relation intime, a déclaré le procureur général égyptien Abdel Méguid Mahmoud dans un communiqué reproduit par l'agence
officielle Mena. 

La chanteuse âgée de 30 ans avait été retrouvée morte le 28 juillet dans son appartement de Dubaï, aux Emirats arabes unis. Elle a été atteinte de plusieurs coups de couteau et sa gorge entaillée, selon des informations de presse. 

M. Moustafa, également membre du Conseil consultatif (la deuxième chambre du Parlement, ou Sénat), dirige la société d'immobilier Talaat Mustafa Group d'une valeur de plusieurs milliards de dollars. Il est également réputé proche du président égyptien Hosni Moubarak et de son fils Gamal.
Selon une source judiciaire, MM. Moustafa, né en 1959, ainsi que le meurtrier présumé Mohsen al-Soukkari ont été arrêtés et resteront en garde à vue en attendant leur procès. Tous deux risquent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables. Selon le procureur, Soukkari a avoué que Hicham Talaat Moustafa était impliqué dans le meurtre après son arrestation. 

Talaat Mustapha Group, présent dans le secteur touristique à travers la construction, l'immobilier et les projets de luxe, a annoncé avoir nommé Tarek Talaat Moustapha, frère de Hicham, Pdg de la compagnie et président du Conseil d'administration (CA). "La décision a été prise après une réunion du CA et a été approuvée à l'unanimité", a indiqué le groupe dans un communiqué, sans autre précision. La vie de Suzanne Tamim, qui s'est faite connaître après avoir gagné un concours de jeunes talents en 1996, avait été marquée par une série de disputes conjugales et son second époux avait été jusqu'à l'accuser en 2004 d'avoir été derrière une tentative de le tuer. 

M. Moustafa aurait payé deux millions de dollars à Mohsen al-Soukkari, un policier à la retraite qui travaillait pour des compagnies de sécurité. Soukkari s'est rendu à Dubaï et a surveillé l'appartement de Tamim. Il a ensuite acheté un couteau, s'est rendu dans son appartement en se présentant
comme un employé de l'immeuble. Il a poignardé à mort la chanteuse quand elle avait ouvert la porte, a précisé le procureur. Selon les médias égyptiens, Tamim avait eu une relation intime avec M. Moustafa durant trois ans. Celle-ci s'était terminée il y a plusieurs mois. La chanteuse avait alors quitté l'Egypte pour Londres, avant de s'installer à Dubaï. 

En août, le quotidien égyptien indépendant Al-Dostour, qui s'interrogeait sur l'implication d'une "personnalité" égyptienne dans le meurtre de Tamim, avait été retiré des kiosques. D'après d'Al-Dostour, un ancien officier de police égyptien ainsi que deux chargés de la sécurité d'un hôtel avaient avoué avoir tué la chanteuse à la demande d'un client égyptien. L'identité de la "personnalité" égyptienne n'avait pas été précisée par le quotidien, qui la qualifiait cependant de "très influente" et "proche du pouvoir". 

A Dubaï, la police avait annoncé que le meurtrier présumé de Suzanne Tamim, un ressortissant arabe de 39 ans, avait été arrêté "dans un pays arabe". La chaîne satellitaire Al-Arabiya avait évoqué l'Egypte.
Le procureur, Abdel Méguid Mahmoud, avait interdit à l'époque aux médias égyptiens d'évoquer l'enquête sur le meurtre de la chanteuse.
 
envoyer
sauvegarder
imprimer retour

(Publicité)