Retour Page d'Accueil
Activités des ONG     Droit de l’homme     Émigration     Femme     Politiques sociales    Société    
iloubnan.info > Social > Politiques sociales > Toutes les dépêches > Grève au Liban : des routes bloquées et des pneus brûlés
  Raccourcis
  Les dépêches
 
Grève au Liban : des routes bloquées et des pneus brûlés
Le 07 mai 2008
 


BEYROUTH - Des manifestants ont bloqué mercredi des routes au Liban, dont celle de l'aéroport international de Beyrouth, et ont brûlé des pneus pour réclamer une revalorisation de salaires, sur fond de grave crise politique.

Les forces de sécurité intérieure (FSI) et l'armée ont été déployées en force à travers la capitale libanaise, interdisant l'accès à certains secteurs pour éviter des heurts entre partisans de l'opposition emmenée par le Hezbollah chiite et ceux du gouvernement issu de la majorité parlementaire antisyrienne.

Des personnalités politiques, aussi bien de l'opposition appuyée par la Syrie et l'Iran que de la majorité soutenue par l'Occident, ont exprimé leurs craintes que les manifestations pour une augmentation du salaire minimum ne dégénèrent en affrontements entre les deux camps en lutte pour le pouvoir depuis plus d'un an et demi.

Les protestataires ont bloqué plusieurs routes dans la capitale, y compris celle de l'aéroport qui longe la banlieue sud de Beyrouth à majorité chiite, l'un des bastions du Hezbollah, selon un photographe de l'AFP. Des jeunes ont brûlé des pneus et retourné des poubelles dans la rue.

Plusieurs vols à l'aéroport international de Beyrouth ont été retardés, les passagers n'ayant pu arriver à temps, selon une source aéroportuaire. Les employés de l'aéroport ont annoncé pour leur part qu'ils cesseraient de travailler entre 09H00 locales (06H00 GMT) et 15H00 (12H00 GMT).

La grève générale, soutenue par l'opposition, est organisée à l'appel de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL). Elle a été maintenue malgré une décision du gouvernement de relever de 130 USD le salaire minimum, à 330 USD, en réponse à la grogne sociale et la hausse vertigineuse des prix, une mesure jugée insuffisante par la CGTL.
 
envoyer
sauvegarder
imprimer retour

(Publicité)