Au début du 20e siècle, en Occident, c’était encore le temps des mariages arrangés, ou « mariages d’intérêt ». Il ne s’agissait pas forcément d’unir les fortunes de deux familles, ni de se servir du partenaire comme d’un ascenseur social (les mariages arrangés existaient aussi dans les familles pauvres). On pouvait ainsi également choisir un époux parce qu’il était fiable et honnête, qu’il possédait une bonne situation professionnelle, ou que son milieu social convenait au nôtre. Ce n’était qu’après le mariage qu’on apprenait à se connaître, y compris sexuellement.
Aujourd’hui, du moins dans les pays occidentaux, le mariage est plus souvent un mariage d’amour : on rencontre quelqu’un, on l’aime, on le désire, et on veut l’épouser. On consomme la passion alors qu’on vient à peine de se rencontrer ! L’erreur, c’est de penser que cette passion durera toujours, sans qu’on ait besoin d’y travailler. Car oui, une passion, pour que ça dure, ça se travaille : au début, elle roule toute seule, mais ensuite, quand surgit le quotidien, les enfants, les problèmes de la maison, les projets professionnels etc, il faut l’aider pour qu’elle continue à brûler.