Depuis quelques années, des médecins nutritionnistes et des professionnels de la psychologie dénoncent cette dictature de la minceur ainsi que la mode des régimes : cette vague de sujets invariablement intitulés « moins x kilos avant l’été », qui reviennent chaque année au printemps dans les magazines féminins, quand l’épreuve du maillot de bain se profile à l’horizon. On ne peut pas critiquer le fait de rechercher une alimentation équilibrée, de pratiquer un sport ou de prendre soin de soi en général. Mais la lutte permanente et désespérée pour atteindre un poids qu’on sera incapable de maintenir plus de quinze jours, c’est du masochisme. Et en plus, c’est mauvais pour la santé. En fait, nous avons tous un « poids idéal », mais ce n’est pas celui qu’on croit. Ce n’est pas celui qu’on rêve d’atteindre, c’est le poids pour lequel nous sommes génétiquement programmés. Ce poids, le Dr Jean-Philippe Zermati l’appelle le « poids d’équilibre ». Il y a quelques années, ce médecin nutritionniste français a commencé à critiquer ouvertement cette mode des régimes. Il a rappelé que chacun de nous devait réapprendre à écouter sa faim pour manger ce dont il a besoin, que ce soit une assiette de haricots verts ou un gâteau au chocolat, sans excès mais sans privation non plus.