Le fruit de ses travaux a été publié en janvier 2007 dans la prestigieuse revue Nature Medicine. Fin décembre, Michel Obeid a fait une découverte prometteuse pour la recherche contre le cancer. Sous la direction de Guido Kroemer (spécialiste de la mort cellulaire), ce doctorant travaille depuis trois ans à l’Institut Gustave Roussy (IGR) sur le thème de la vaccination contre le cancer. Il est arrivé en France en 2001 : cette année-là, confronté à l’impossibilité d’intégrer la formation de médecine à l’université libanaise, Michel Obeid se dirige vers Toulouse pour se frayer un nouveau chemin académique. Il opte ensuite pour une thèse sur la vaccination contre le cancer à Paris et rejoint l’IGR (premier centre européen de lutte contre le cancer), dans l’unité dirigée par Guido Kroemer, spécialiste de la mort cellulaire. Le jeune chercheur passe alors des mois à tester la réactivité de certaines protéines qui pourraient jouer le rôle d’une sonnerie d’alarme stimulant le système immunitaire lorsque des cellules cancéreuses sont détectées dans l’organisme. Le 23 décembre 2005, alors qu’il teste la quarantième protéine, la CALRETICULIN, alias la « cal », les résultats montre que le système immunitaire semble être stimulé : la « cal », protéine présente dans toutes les cellules, détecte les cellules cancéreuses et sensibilise le système immunitaire pour qu’il les reconnaisse comme des cellules étrangères à l’organisme. Les lymphocytes T, globules blancs chargés de la défense immunitaire, se dirigent donc vers ces cellules intruses afin de les détruire. Il s’agit du nouveau concept de la « chimiothérapie immunitaire ».