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L’information a été divulguée mi-janvier en France : à 24 ans, Michel Obeid, chercheur libanais à l’Institut Gustave Roussy, a mis en lumière l’activité d’une protéine dans l’activation du système immunitaire contre les cellules cancéreuses. Depuis trois ans, ce doctorant travaille à l’IGR sur sa thèse consacrée à la vaccination contre le cancer, sous la direction du spécialiste de la mort cellulaire Guido Kroemer. Fin décembre 2005, alors qu’il teste la réactivité de certaines protéines et leur la capacité d’alarmer le système immunitaire en présence de cellules cancéreuses, Michel Obeid découvre que la quarantième protéine, la calreticulin, alias la « cal », peut attirer l’attention du système immunitaire sur les cellules cancéreuses et l’inciter à les détruire. Les essais sur des souris ont abouti à la destruction de la tumeur en quelques jours chez 90 % des souris, et sans les effets secondaires habituellement associés à la chimiothérapie. Par la suite, des tests associant cette protéine aux médicaments utilisés en chimiothérapie ont montré une efficacité démultipliée sur les tumeurs visées. Les essais sur l’homme ne pourront pas être lancés avant deux ans, et s’ils sont concluants, il faudra attendre dix ans minimum avant de mettre ce médicament sur le marché. L’IGR a d’ores et déjà engagé une procédure de brevet international.
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