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Le marché du médicament à nouveau sur la sellette
Le 20 mars 2007
 


Dans une déclaration lundi 19 mars, le député Ismaïl Soukkarieh a pointé du doigt certaines sociétés, les accusant d’importer des anesthésiants périmés et des produits de chimiothérapie contrefaits, et certains hôpitaux de complicité en les promouvant. Selon le Dr Soukkarieh, les douanes de l’aéroport auraient intercepté il y a deux semaines des médicaments d’une valeur de 1,5 milliard de LL. L’affaire aurait été passée sous silence, le « dossier n’ayant pas été déféré au parquet, au moment où les sociétés impliquées auraient payé la somme de 200 millions de LL à la direction des douanes à titre de compromis, suite à des interventions à caractère parfois politique. Le Dr Soukkarieh a également dénoncé le fait que des dons de produits de chimiothérapie ont été à maintes reprises rejetés, ces médicaments étant fabriqués localement selon des techniques rudimentaires. Le Dr Soukkarieh déplore de plus un autre problème : celui, chronique, de l’infiltration sur le marché de médicaments souvent périmées, provenant parfois des donations faites aux ministères de la Santé et des Affaires sociales ainsi qu’aux associations caritatives.

En réponse à ces propos, dès lundi soir le ministère de la Santé a publié un communiqué reprochant au Dr Soukkarieh d’avoir déformé les faits et s’expliquant sur les différentes questions qu’il a évoquées. Concernant l’interception des médicaments par les douanes de l’aéroport, selon ce communiqué : « dans le cadre de la poursuite d’une opération de trafic de médicaments, le département des douanes a informé le département de l’inspection pharmaceutique au ministère de la Santé qu’une compagnie a vendu à un hôpital à Beyrouth les médicaments en question » Toujours selon le démenti, les produits ont été « saisis » et le dossier « déféré au parquet et aux autorités judiciaires » pour « sanctionner » toute partie « impliquée dans le crime, à commencer par l’hôpital, condamné à payer une somme excédant les 150 millions de LL ». Le ministère de la Santé « a préparé un dossier visant à résilier le contrat avec l’hôpital en question, au cas où les enquêtes en cours dénonceraient son implication dans l’affaire ».
 
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