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Le Liban était une référence en matière de soins médicaux, d’hospitalisation et de médicaments, mais il a régressé du fait de la corruption du milieu médical. Tel est le constat qu’a fait hier le Dr Salim Salhab, député du Bloc parlementaire de la réforme et du changement. Après avoir indiqué que le Liban consomme annuellement des médicaments dont la valeur varie entre 700 et 800 000 dollars, le Dr Salhab a remarqué que ce chiffre peut baisser pour atteindre les 500 000 dollars si des « critères de transparence » sont suivis, si « les monopoles » sont interdits et si un meilleur contrôle est appliqué, surtout que « les compagnies pharmaceutiques forment un consortium fermé et contrôlent le prix du médicament ». Celui-ci est, en fait, selon le Dr Salhab, « 20 à 30 % supérieur au prix qui a cours dans les pays voisins ».
Le Dr Salhab a par ailleurs souligné que le ministère de la Santé était souvent absent et que le citoyen libanais en payait les conséquences au moment où « les importateurs des médicaments ont recours à tous les moyens possibles pour maintenir des prix élevés ».
Appelant à unifier les tiers payants publics, « pour qu’ils soient contrôlés » par un même organisme, le Dr Salhab a noté que le projet du ministre démissionnaire de la Santé visant à baisser le prix du médicament a été interrompu « pour des raisons politiques ». Il a enfin signalé que la commission parlementaire de la Santé « n’a aucun rôle, mais qu’elle se réunit une fois tous les trois mois ». « Il faudrait que cette commission exerce sa mission législative, loin des tiraillements politiques, dans l’attente d’un gouvernement qui serait fiable », a-t-il conclu.
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