Retour Page d'Accueil
Ils ont dit     Le monde et le Liban     Questions libanaises     Société civile    
iloubnan.info > Politique > Tous les reportages > Ni 8, ni 14: la troisième voie
  Raccourcis
  Reportage
Ni 8, ni 14: la troisième voie
Beyrouth, Par Marie-Anne Muller
Le 26 mai 2008
 
Face aux deux gros rouleaux compresseurs du 8 mars et du 14 mars, difficile de jouer les électrons libres pour les citoyens libanais. Pourtant, certains d’entre eux ne se reconnaissent pas dans les idées défendues par la majorité et par l’opposition et revendiquent clairement leur statut d’indépendants. Pour eux, la quête d’une troisième voie est semée d’embûches.
 

reportage
Crédit photo: Marie-Anne Muller
« Même mes étudiants me demandent si je suis pour le 14 ou le 8 mars ! Tout le monde veut vous coller une étiquette. C’est comme un besoin dans cette situation de tension », estime la juriste Marie-Claude Najm. « Il existe un tel alignement émotionnel, confessionnel et politique actuellement, qu’on doit forcément être pour un parti ou pour l’autre. Si on sort de ce schéma, on se heurte à l’incompréhension. On est très dur envers ceux qui sont en dehors », regrette-t-elle. Pourtant, si cette professeur en droit de l’USJ ne se revendique d’aucun camp, ce n’est pas pour autant qu’elle est neutre, loin de là. « Je suis passionnée par la politique, mais je ne me sens représentée par aucun parti libanais. Les politiciens actuels n’ont pas de vision ou de programme politique. Je suis d’accord avec certaines critiques de l’opposition à l’égard du gouvernement, mais quelle alternative propose-t-elle ? Aucune ! Pourtant, c’est ça qui devrait être débattu !»

Le cas de Marie-Claude Najm n’est pas isolé. Pamela Chrabieh Badine, chercheure libano-canadienne, a le sentiment d’être ostracisée dans le système actuel. « Les ni 8 ni 14 mars existent, mais ils ne sont pas représentés dans l’espace public. Et dans les talk shows, ce sont toujours les jeunes des mouvements politiques qui sont invités, pas les indépendants ». Son affranchissement des deux clans en décontenance plus d’un. « Ils me disent, ce n’est pas possible, tu as sûrement un penchant ! C’est comme si ma voix ne comptait pas, sous prétexte que je n’adhère pas à la majorité et l’opposition ! L’existence politique est malheureusement réduite à ces deux mouvements ».
Lire la suite SuivantLa société civile en marche
suivant
 
envoyer
sauvegarder
imprimer retour

(Publicité)