BEYROUTH - Quelques centaines de proches de membres présumés du Fatah al-Islam, un groupuscule armé qui a combattu l'armée libanaise pendant plus de trois mois en 2007, ont manifesté vendredi à Beyrouth pour réclamer leur libération, selon le correspondant de l'AFP.
Les manifestations se sont multipliées récemment en faveur de près de 300 personnes détenues pour leur lien présumé avec le Fatah al-Islam, qui a affronté l'armée l'été dernier dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared (nord).
Les manifestants, qui répondaient à l'appel du parti islamiste Hizb al-Tahrir, se sont rassemblés après la prière du vendredi dans (BIEN dans) la mosquée al-Omari, au coeur de la capitale libanaise.
"Libérez ces innocents immédiatement", "A bas l'Etat policier", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les protestataires: des hommes en barbe longue et des femmes en niqab (voile couvrant le visage sauf les yeux) pour la plupart.
Parallèlement, un autre rassemblement formé de dizaines de personnes se déroulait devant la prison de Roumié, à l'est de Beyrouth, où sont emprisonnés les suspects.
"Si les prisonniers ne sont pas libérés d'ici le début du Ramadan, des mesures seront prises pour parvenir à cette fin", ont averti les proches dans un communiqué, dont une copie est parvenue à l'AFP.
Le mois de jeûne du ramadan, un des cinq piliers de l'islam, commencera début septembre.
La semaine dernière, ces détenus, qui sont notamment des Syriens, des Saoudiens, des Palestiniens et des Libanais, ont entamé une grève de la faim. "Une trentaine d'entre eux ont été hospitalisés, dont trois sont en soins intensifs", affirme un communiqué.
"Les détenus n'ont pas porté atteinte à la sécurité de l'Etat ni menacé ses citoyens", ont assuré les proches, qui ont appelé à des sit-in ouverts dans l'ensemble du Liban.
Les suspects sont poursuivis pour "meurtre et appartenance à un groupe terroriste". Aucune date n'a encore été fixée pour leur procès.
L'armée a pris le contrôle du camp le 2 septembre au terme d'affrontements qui ont fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.