BEYROUTH - Des mesures de sécurité renforcées vont être prises sur l'ensemble du territoire libanais après l'attentat sanglant qui a frappé Tripoli (nord) mercredi, a annoncé jeudi soir le Conseil supérieur de la défense.
Le Conseil, présidé par le chef de l'Etat Michel Sleimane, a "donné des consignes strictes aux autorités compétentes en vue de préserver la sécurité et la stabilité" dans le pays, a déclaré le secrétaire général du Conseil, Saïd Eid.
Le Premier ministre, Fouad Siniora, les ministres de la Défense et de l'Intérieur ainsi que les chefs des principaux services de sécurité étaient présents à la réunion du Conseil.
Quatorze Libanais, dont neuf soldats, ont été tués mercredi dans un attentat à la bombe dans le centre de Tripoli.
L'attentat s'est produit le jour de la visite en Syrie de M. Sleimane, la première d'un chef d'Etat libanais depuis le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005.
Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants ces dernières années au Liban. L'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, a été assassiné, avec 22 autres personnes, dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
Damas a été pointé du doigt pour ce meurtre, mais la Syrie, ancienne puissance de tutelle, nie toute implication.