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Politique

Yémen : l’ONU invité à user de son influence pour mettre fin à la guerre

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 17 novembre 2018 à 09h39

« La communauté internationale doit utiliser tout son pouvoir pour mettre fin à la guerre et sauver l'économie du Yémen », a dit le Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, devant les membres du Conseil.

M. Beasley vient d’effectuer une visite de trois jours au Yémen. « Ce pays de 28 millions d’habitants souffre depuis des années, mais il est au bord de la catastrophe », a-t-il affirmé, ajoutant que la famine risque de frapper si les circonstances ne changent pas immédiatement.

Selon le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, le Yémen a évité pour l’instant la famine pour deux raisons : premièrement, l’ONU et les agences humanitaires gèrent la plus grande opération humanitaire au monde, et deuxièmement, des États membres et d’autres parties prenantes ont pris des mesures lorsque le risque de famine s’est intensifié dans le passé, comme par exemple la levée temporaire du blocus à la même époque l’année dernière et un financement généreux et flexible au début de cette année.

« Nous avons besoin de toute urgence que vous preniez à nouveau des mesures maintenant », a dit M. Lowcock.

Un conflit qui n'est plus oublié

Pour sa part, Martin Griffiths, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, s’est félicité que ce pays ne soit plus aujourd’hui un conflit oublié et a souhaité que toutes les parties prenantes se saisissent de cette occasion pour mettre fin à ce conflit.

« Le conflit fait rage. Hodeïda est le centre de gravité de la guerre. Et pour cette raison, nous nous félicitons des récentes informations faisant état d’une réduction de la violence. Mais il faut que cela dure », a dit M. Griffiths devant les membres du Conseil de sécurité.

Il s’est dit convaincu que le dialogue entre belligérants est possible. Il a indiqué qu’il prévoyait de se rendre à Hodeïda la semaine prochaine avec sa collègue Lise Grande, Coordonnatrice humanitaire au Yémen, pour insister sur la nécessité d’une trêve.

Il s’est dit encouragé par les récents appels de toutes les parties, qu’il s’agisse du gouvernement du Yémen, de Ansar Allah (Houthis) ou de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, pour que l'ONU s’implique. Selon lui, il faut saisir cette occasion.

« Avec l’attention internationale accrue, les parties yéménites se sont de nouveau engagées à rechercher une solution politique. Je me félicite de l’annonce faite par le Président Hadi d’avancer rapidement vers une solution politique. Et je sais de mes contacts à Sana’a que Ansar Allah s’engage également dans ce sens », a dit l’Envoyé spécial.

La pire crise humanitaire au monde

Plus tôt dans la journée à Genève, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’était dit vivement préoccupée par le sort des civils au Yémen.

« Le HCR continue d’exhorter toutes les parties à faire leur possible pour protéger les civils, y compris ceux qui sont déplacés et qui fuient en quête de refuge », a déclaré Shabia Mantoo, une porte-parole du HCR, lors d'une conférence de presse ce vendredi à Genève.

Le conflit au Yémen a causé un lourd bilan parmi la population civile. Le HCR s’est dit très attristé par les informations faisant état de la mort de neuf civils dans le district d’Al Garrahi, dans le gouvernorat d’Hodeïda, au début de cette semaine.

Dans ce contexte, l’agence onusienne continue d’exhorter toutes les parties au conflit à veiller au respect de leurs obligations selon le droit international humanitaire. Le HCR réitère également son appel pour acheminer rapidement et sans entrave de l’aide humanitaire aux civils dans le besoin et protéger l’infrastructure humanitaire.

Près de quatre années de conflit ont débouché sur la pire crise humanitaire au monde - avec 22 millions de personnes, soit 75% de l’ensemble de la population du pays, qui ont maintenant besoin d’assistance ou de protection. Deux millions de Yéménites sont également déplacés à travers tout le pays.

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2 Commentaires
Elodie Morel Lebbos
21 novembre 2018 à 11h31
Je ne vois pas trop à quel "mensonge" vous faites référence, dans la mesure où iloubnan a été quasi-absent ces derniers mois, (cela n'a pas pu vous échapper à vous qui êtes notre plus grand commentateur) et n'a pas prétendu démontrer quoi que ce soit concernant l'affaire Khashoggi ou "Hariri".
L'accusation d'un manque de liberté de conscience est assez surprenante dans la mesure où nous avons toujours payé le prix (au sens économique) de cette liberté, et n'avons ainsi jamais accepté le moindre soutien provenant d'une quelconque entité politique.
Quand nous n'avons pas suffisamment d'informations pour émettre une opinion, alors c'est bien simple: nous nous "autorisons à fermer notre gueule", comme dirait le regretté Coluche.
(ah, tout de même il y avait cet article dans lequel nous nous félicitions du droit des femmes à conduire en Arabie, mais faisions clairement remarquer que le blogger Raif Baddawi était toujours emprisonné. D'ailleurs, maintenant qu'iloubnan redémarre, nous allons clairement poser cette question: si le prince est si fort, qu'est-ce qui peut bien l'empêcher de libérer un blogger ... Bien avant l'affaire du journaliste saoudien Khashoggi, nous y voyons un vrai problème de crédibilité pour le prince et ses projets, auxquels nous aimerions bien croire. Mais entre ce que l'on voudrait bien et la réalité il y a parfois un fossé, que nous acceptons... en toute liberté de conscience.
houari
18 novembre 2018 à 23h54
ILOUBNAN n'affronte pas la vérité....
De l'affaire Hariri à Khashogghi, ILOUBNAN nous a menti.
Pourquoi ?
La liberté de conscience pour ILOUBNAN n'est pas entière.
C'est dommage.
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