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Politique

Une énième réunion internationale de soutien des amis du Liban s'ouvre à Paris ce vendredi matin

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 08 décembre 2017 à 12h38
Saad Hariri et Emmanuel Macron à Paris le 8 décembre 2017. - Photo: DALATI & NOHRA

Le président français Emmanuel Macron a ouvert vendredi matin la réunion ministérielle du Groupe de soutien international au Liban (GISL), au ministère français des Affaires étrangères, en présence du Premier ministre libanais Saad Hariri.

Co-présidée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et la vice-secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina Mohammed, cette réunion se tient en présence des chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne, et de représentants de la Ligue arabe, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de la Banque mondiale et du Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban.

A l’ouverture de la reunion, Saad Hariri a commencé par remercier le president Macron pour son soutien, en reference à la récente crise qui a touché le Liban.

 “Monsieur le Président Macron continue de marquer son amitié et son attachement au Liban et à sa stabilité, et je lui en suis, encore une fois, personnellement reconnaissant,” a-t-il dit. “Le Liban vient de traverser une crise qui aurait pu se répercuter sur sa stabilité politique, économique et sécuritaire.  Il s’en est sorti grâce à ses amis, dont beaucoup sont ici présents, et à la volonté de son peuple et de ses représentants de ne pas y succomber.” Le 4 novembre, Saad Hariri, alors en voyage en Arabie saoudite, a annoncé sa démission depuis Riyad. Après le choc de cette annonce, a suivi toute une période de presuppositions, la classe politique libanaise étant convaincue que le Premier ministre était force de demeurer en Arabie saoudite et que sa demission lui avait été dictée par le prince héritier Mohammed Ben Salman, actuel homme fort du royaume. C’est finalement Emmanuel Macron qui a débloqué la situation, invitant Saad Hariri à Paris, et le faisant ainsi sortir de l’ambiguité concernant sa liberté de mouvement.

Saad Hariri a annoncé cette semaine qu’il retirait pour de bon sa démission et demeurait donc Premier ministre.

“Cette crise a permis de valider l’attachement de toute la communauté internationale à la stabilité du Liban.  Elle a aussi permis de jauger la volonté de tous les Libanais de protéger leur pays du feu régional qui les entoure,” a indiqué Saad Hariri vendredi matin, rappelant que “toutes les formations politiques libanaises viennent de réaffirmer leur engagement à respecter le principe de distanciation des conflits régionaux et de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes.”

“Mon gouvernement doit également reprendre son programme pour la stabilité et la sécurité interne du Liban et pour répondre aux besoins essentiels de nos citoyens, tout en faisant face aux défis posés par la crise des déplacés syriens sur son territoire,” a poursuivi le chef du gouvernement.  

“Je suis sûr que vous êtes tous conscients que le Liban fournit un Bien Public au monde entier en accueillant plus de 1,5 million de déplacés syriens sur notre territoire. Nous sommes tous conscients, également, que cette crise ne se résoudra que par une issue politique garantissant le retour de tous les déplacés, dans la dignité et la sécurité. En attendant, pour absorber ce choc, nous devons nous engager dans un plan de réhabilitation de nos infrastructures et de relance de notre économie.

Ce plan ne pourra se faire sans votre soutien, et celui de tous les amis du Liban.”

Le chef du gouvernement a espéré que des conferences se tiendraient prochainement pour l’investissement au Liban, pour le renforcement de l’armée et des services de sécurité, et pour une résolution de la crise des réfugiés.

Le Pays doit également assurer la tenue au mois de mai des élections legislatives, plusieurs fois reportées, le Parlement libanais s’étant auto-prorogé, soit-disant pour des raisons de maintien de la sécurité du pays, dans un environnement régional particulièrement instable.

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1 Commentaires
houari
08 décembre 2017 à 19h16
Parmi les "amis" du Liban on trouve les Wahhabites........ Arffffff !!!
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