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Politique

Plusieurs diplomaties accusent à nouveau le régime syrien d'avoir violé le droit international

PARIS | iloubnan.info - Le 08 novembre 2017 à 16h55

Dans une déclaration conjointe ce mercredi sur les armes chimiques en Syrie, les chefs des diplomaties britannique, française, allemande et américaine ont rappelé les conclusions du JIM le 26 octobre, selon lesquelles le régime de Bachar el Assad est responsable de l’utilisation de gaz sarin dans la ville de Khan Cheïkhoun le 4 avril 2017. Le JIM, organe créé par le Conseil de sécurité de l’ONU, est un mécanisme d’enquête conjoint des Nations Unies et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

"Nous avons pleinement confiance dans les conclusions, le professionnalisme et l’indépendance du JIM”, ont indiqué les diplomates dans leur texte commun. “Le régime syrien a violé le droit international, et notamment la Convention sur les armes chimiques. Nous condamnons cet acte odieux, et nous exigeons que le régime syrien cesse immédiatement toute utilisation des armes chimiques et déclare enfin à l’OIAC toutes les armes chimiques qu’il possède.”

Les ministres des Affaires étrangères ont aussi rappelé que toujours selon le JIM, “Daech était responsable d’une attaque au gaz moutarde dans la ville de Um Housh deux jours consécutifs en septembre 2016. Nous condamnons également cet acte ignoble, et nous sommes unis dans notre détermination à vaincre une fois pour toutes cet abominable mouvement terroriste. Nous condamnons l’utilisation d’armes chimiques par qui que ce soit et où que ce soit.”

La declaration conjointe appelle le “Conseil de sécurité des Nations Unies (à) maintenir la capacité d’enquête du JIM. Nous demandons également au Conseil exécutif de l’OIAC de prendre des mesures en réponse au rapport du JIM afin d’envoyer un signal sans équivoque indiquant que les responsables de l’utilisation d’armes chimiques devront rendre des comptes.”

En 2016, le JIM avait conclu que le régime syrien était responsable de l’utilisation de gaz de chlore comme arme chimique dans au moins trois attaques en 2014 et 2015, et Daech d’un cas d’emploi de gaz moutarde en 2015. L’OIAC vient d’indiquer qu’une attaque au sarin dans la ville d’Al Lataminah en Syrie a « probablement eu lieu », juste une semaine avant l’attaque de Khan Cheïkhoun et à seulement 15 kilomètres de distance. “L’attaque décrite porte les marques du régime syrien”, accusent les diplomates en s’appuyant sur le rapport de l’OAIC. Dans leur declaration conjointe, ils appellant à une “réponse internationale ferme” pour “faire en sorte que les responsables rendent compte de leurs actes et que les victimes de ces attaques ignobles obtiennent justice, et pour empêcher que de tels actes ne se reproduisent. Après un tel rapport, le Conseil de sécurité et tous ses membres ont la responsabilité commune de protéger le régime international de non-prolifération et de respecter leurs engagements antérieurs.

Le 14 septembre 2013, les Etats-Unis et la Russie avait conclu un accord pour éliminer les armes chimiques en Syrie sur la base des engagements pris par le régime de Bachar Al-Assad, après le bombardement au gaz sarin dans la Ghouta de Damas survenu le 21 août 2013, et imputé au régime syrien. Le massacre avait fait plusieurs centaines de morts. Il avait failli déclencher une frappe américaine, l’utilisation des armes chimiques ayant été qualifiée de “ligne rouge” par le president Obama. Mais aucune frappe n’avait eu lieu finalement.

tion pour l'interdiction des armes chimiques. En août 2014, l’arsenal chimique syrien avait était officiellement considéré comme détruit.  

 

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#ArmesChimiques, #ONU, #Syrie
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