iloubnan.info
( Publicité )
Politique

Les réfugiés syriens au Liban, au coeur des entretiens entre Macron et Aoun

PARIS | iloubnan.info - Le 26 septembre 2017 à 14h29

La situation des réfugiés syriens au Liban, et surtout leur impact sur le pays du cèdre, a été au coeur des échanges entre le président français Emmanuel Macron et son homologue libanais Michel Aoun, arrivé lundi à Paris pour une visite d'Etat.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 entre le président Assad et les rebelles, des vagues de réfugiés ont passé la frontière qui les sépare du Liban pour s'y installer. Ils sont aujourd’hui près d’un million et demi (pour une population d’environ 4 millions d’habitants). Ils vivent souvent dans des situations extrêmement précaires, pour ne pas dire catastrophiques. Ceux qui le peuvent louent des logements pas toujours salubres. D’autres squattent des immeubles en construction. D’autres encore, en zone rurale, vivent sous la tente, dans des camps de fortune. Ils bénéficient de l’aide du haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR), qui se charge de les recenser (et qui parfois les radie des listes de bénéficiaires, sans que l’on comprenne toujours clairement pourquoi).

Pour le président Aoun et l’ensemble de la classe politique, la présence des réfugiés a un impact économique négatif sur le Liban. Cet afflux a pesé lourd sur les infrastructures du pays, à la base déjà très fragiles et insuffisantes (réseau électrique, distribution et traitement des eaux notamment).

Dans l’entretien politique qu’il a eu lundi avec Emmanuel Macron, Michel Aoun a d’entrée de jeu demandé le départ de ces réfugiés: "J’ai notifié au président Macron l’urgence d’organiser leur retour dans leur pays. Surtout que la majorité des régions d’où ils sont venus sont à présent sécurisées. Dans leur cas, nous ne voulons pas attendre leur retour volontaire. L’aide fournie par les Nations unies pour les maintenir dans des camps  de misère doit être utilisée pour les ramener dans leur pays à partir de maintenant", a-t-il dit selon la radio RFI.

Cependant, aux yeux de la France, on ne peut pas régler la question des réfugiés avant d’avoir trouvé une solution politique en Syrie. Toujours selon RFI, M. Macron a déclaré: "Notre volonté est de pouvoir trouver une solution politique à la crise syrienne, c’est l’initiative française d’un groupe de contact et c’est dans le cadre de la solution politique trouvée à cette crise que le sujet des réfugiés au Liban peut être utilement et durablement traité". On ne peut certes pas parler d’une fin de non recevoir... Mais pour l'heure, aucune solution politique ne se profile clairement à l’horizon.

Michel Aoun a pour allié le Hezbollah, parti libanais lourdement armé par l’Iran, et qui soutient militairement Bachar el Assad officiellement depuis 2013 sur le terrain en Syrie. Le président ilbanais et son ministre des Affaires étrangères (et gendre) Gebran Bassil ne cachent pas leur proximité avec le régime syrien, dont ils ont déjà rencontré des représentants.

Emmanuel Macron, au cours de l’inauguration avec Michel Aoun de l’exposition sur les Chrétiens d’Orient à l’Institut du monde arabe, a déclaré que la protection des chrétiens d’orient n'impliquait pas forcément de défendre Bachar el Assad. A bon entendeur...

Tags
#EmmanuelMacron, #Michel_Aoun, #Paris, #Réfugiés, #Réfugiés_syriens_au_Liban, #Syrie
Donnez votre opinion
0 Commentaires
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
                        
© COPYRIGHT 2017 Par Proximity Agency