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Politique

Des prévenus interpellés suite aux tirs de joie, libérés sous la pression des politiciens

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 04 juillet 2017 à 14h20

Le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a réclamé mardi l'arrêt des interventions politiques auprès du pouvoir judiciaire, appelant à une attitude plus sérieuse à l'égard des détenus dans des affaires de tirs au hasard.

Le ministre a reproché aux politiciens leur intervention afin de remettre en liberté 70 à 80 détenus, à partir de 90 autres, arrêtés suite à des efforts déployés par les Forces de sécurité intérieure, tout au long d'une semaine, suite à l'annonce des résultats du Brevet officiel.

Selon ses propos, certains de ces détenus ont été remis en liberté après une demi-heure ou une heure de détention, en raison des interventions politique auprès des autorités judiciaires.

Le ministre a souligné que ce qui a eu lieu menaçait la sécurité du pays, puisque les prévenus pourraient faire de récidive en tout moment surtout que l'on prévoit prochainement l'annonce des résultats du Baccalauréat officiel.

M. Machnouk a révélé avoir contacté le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Justice pour s'entretenir avec eux de la question précitée, notant que ces trois hauts responsables étaient enthousiastes pour empêcher l'intervention des politiciens dans l'affaire.

"Le ministère de l'Intérieur et les FSI assument parfaitement leur devoir. De fait, au moins 90 des prévenus dans des crimes de meurtre sont arrêtés et puis livrés aux autorités compétentes dans les plus courts délais. Mais nous n'assumons pas la responsabilité des agissements du pouvoir judiciaire", a-t-il expliqué.

Selon lui, certains tireurs n'ont même pas été déférés devant le tribunal militaire, mais les juges se sont suffis à recueillir leur témoignage dans les gendarmeries et puis ont été libérés.

Le ministre de l'Intérieur a révélé une hausse significative de 20% du nombre des crimes entre 2015 et 2017, notant que la cause était l'indulgence dans l'application des lois et non l'action des forces de l'ordre de l'Etat.

Il a enfin appelé à ré-adopter la peine capitale dans les meurtres intentionnels, rappelant que l'expérience a montré dans les années 90 que cette peine a réussi à dissuader les criminels même temporairement et non définitivement.

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