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Politique

L'année 2017 pourrait être celle de la diplomatie pour la Syrie

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 06 janvier 2017 à 10h08
L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à droite). Photo: UN press center.

L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré jeudi que la réunion sur le conflit syrien prévue à Astana au Kazakhstan dépendra énormément de la consolidation de la cessation des hostilités dont se portent garants la Russie et la Turquie, également co-organisateurs de la rencontre.

S'exprimant lors d'un point de presse au Palais des Nations à Genève, L'Envoyé spécial a indiqué que les attentes et les espoirs reposent sur l'influence que ces deux pays exerceront sur les parties pour faire respecter le cessez-le-feu. "D'une part la Russie sur le Gouvernement de la Syrie et ses alliés, comme le Hezbollah, et d'autre part la Turquie sur des groupes armés, comme cela a été le cas à Alep", a-t-il précisé.

"Il y a des incidents, nous les connaissons, nous en sommes informés», a-t-il reconnu. « Et nous essayons et espérons que les deux garants réussiront à les résoudre ».

M. de Mistura a également indiqué que l'un des défis majeurs à l'organisation de toute réunion dans le contexte du conflit syrien est de savoir quels représentants de l'opposition convier. "Plus une réunion sur le conflit syrien est inclusive, plus elle a de chance de réussir", a-t-il souligné.

M. de Mistura intervenait à l'issue d'une réunion du Groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie qui a notamment été l'occasion de faire "un bilan" de l'aide apportée aux Syriens en 2016, a précisé son Conseiller spécial, Jan Egeland.

L'année dernière, l'ONU et ses partenaires ont réussi à atteindre 1,3 millions de personnes par-delà les lignes de front et à subvenir à 21% des besoins des populations dans les zones assiégés, une nette amélioration par rapport à 2015 où le taux n'était que de 1%.

M. Egeland s'est dit alarmé de l'étendue de la destruction à Alep où les opérations humanitaires se multiplient. "Cela demandera un énorme effort pour reconstruire", a-t-il déclaré, signalant toutefois que de nombreuses personnes retournent néanmoins vivre dans la ville malgré la dangerosité. "Il y a des bombes et des munitions qui n'ont pas explosés et les bâtiments ne sont pas sûrs", a-t-il prévenu.

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1 Commentaires
houari
06 janvier 2017 à 20h13
Le CNS est scindé en deux : Les affidés d'Al Qaïda qui de facto sont exclus des négociations et l'ALS qui va négocier.
Le paradoxe c'est que l'occident veut qu'Al Qaïda fasse parti des discussions.
Les non dits et les silences bloquent la conférence d'Asta.
Les armes parleront et décideront du futur de la Syrie.
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