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Politique

Bilan RSF sur les journalistes en prison, otages ou disparus: 2016 est une mauvaise année

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 13 décembre 2016 à 10h12

Comme chaque année, RSF publie son “bilan annuel des journalistes otages, disparus et détenus”. Et autant le dire tout de suite, pour 2016, ce bilan est particulièrement mauvais. Plusieurs Etats sont responsables de l’aggravation des entraves à la liberté de la presse. Parmi eux, la Turquie d’Erdogan se fait une place de choix.

Selon le rapport, à ce jour, 348 journalistes sont emprisonnés dans le monde, dont près d’un tiers dans la seule Turquie, où plus de 100 journalistes et collaborateurs de medias sont détenus.

Le nombre de personnels incarcérés a quadruplé après le coup d’Etat manqué contre le président Erdogan au mois de juillet. RSF indique avoir pu établir pour au moins 41 d’entre eux un lien direct entre leur activité journalistique et leur arrestation.

L’organisation dénonce ainsi dans son bilan 2016 “la dérive autoritaire du président Erdogan”, qui “se manifeste par des coups de filets dans les médias, réduisant au silence les voix critiques” pour différents motifs officiels allant de l’“insulte au président de la République” à l’accusation de “terrorisme”. Selon l’ONG, “aucun chef d’inculpation n’est cependant nécessaire pour jeter un journaliste en prison et le nombre d’incarcérations arbitraires ne cesse d’augmenter.” Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, déclare ainis qu’ "aux portes de l’Europe, une véritable chasse aux sorcières a jeté en prison des dizaines de journalistes et fait de la Turquie la plus grande prison pour la profession. En un an, le régime d’Erdogan a anéanti tout pluralisme médiatique face à une Union européenne bien mutique sur la question."

Autres pays pointés par RSF: la Chine, l’Iran et l’Egypte qui concentrent à eux seuls “plus des deux tiers des journalistes emprisonnés”.

Cinquante-deux journalistes sont également otages à ce jour. Tous, cette année, se trouvent dans des zones de conflit au Moyen-Orient. Sans surprise, la Syrie et l’Irak font partie des pays les plus dangereux, où le groupe Etat islamique détient à lui seul 21 d’entre eux.

Face aux risques toujours plus nombreux auxquels sont confrontés les journalistes, RSF réclame la création d’un « représentant spécial » pour la sécurité des journalistes», directement rattaché au secrétaire général des Nations unies. L’ONG souligne que "pour l’heure, les nombreuses résolutions de l’ONU sur la protection des journalistes et la lutte contre l’impunité n’ont pas donné de résultats satisfaisants."

Pas sûr que la création d’un représentant spécial y change grand-chose. 

Tags
#medias, #Presse, #RSF, #Turquie
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1 Commentaires
houari
13 décembre 2016 à 17h13
RSF l'ancienne organisation de Robert Menard... RSF doit se remettre en cause et nettoyer les écuries d'Augias.
Dans ses rangs, beaucoup sont des agents sous couverture. C'est un journalisme au service des états.
Non, je ne suis pas un adepte du complotisme. Les faits, que les faits, rien que les faits.
Roger Auque, journaliste qui fut otage au Liban en 1987 était un agent de la DGSE Française.
Des exemples comme cela je peux vous en donner autant que vous le souhaitez.
Toutefois, aujourd'hui, nous rencontrons ces agents infiltrés dans les associations humanitaires.
Croyez vous, que dans un conflit les parties en présence ne le savent pas ?
Ces agents remettent en cause l'action des journalistes et des humanitaires sur le terrain. Ils les mettent en danger !
Les belligérants pensent que tout journaliste ou tout humanitaire est un agent à la solde de l'ennemi.
Aujourd'hui le tabou qui entour cela engendre une défiance pour tout ce qui concerne l'information et l'action humanitaire.
Donc, aujourd'hui il faut virer ces brebis galeuses pour rendre aux rendre leurs lettres de noblesses aux journalistes et aux humanitaires.
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