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Politique

Réunion de Paris sur la Syrie: les grandes puissances désarmées

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 10 dcembre 2016 à 19h42
De face, le chef du Haut comité des négociations de l'opposition syrienne, Riyad Hijab. Il écoute ce que lui explique le secrétaire d'Etat américain John Kerry, sous l'oeil de Jean-Marc Ayrault. Crédit photo: Bruno Chapiron - Ministère français des Affaires étrangères

La réunion ministérielle des pays affinitaires sur la Syrie a eu lieu comme prévu samedi à Paris. Et comme on s’en doutait, elle n’a pas permis de trouver de solution à la crise syrienne et surtout à la situation des civiles devenues cibles affichées des troupes russes et du régime de Bachar el Assad.

La communauté internationale semble désormais reconnaître officiellement son impuissance face au désastre et au déchainement de violence des régimes syrien et russe.

Jean-Marc Ayrault, ministre français des affaires étrangères, recevait donc ses homologues allemand, Frank-Walter Steinmeier, américain, John Kerry, qatari, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, britannique, Boris Johnson, turc, Mevlüt Çavusoglu, ainsi que des représentants de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de l’Italie, de la Jordanie, et Federica Mogherini, haute-représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

A noter que l’opposition syrienne était elle aussi présente au Quai d’Orsay, en la personne de Riyad Hijab, coordonnateur du Haut comité de l’opposition syrienne, et de Brita Hajj Hasan, président du conseil local d’Alep. Tous deux étaient là pour “rencontrer les participants”, a expliqué le Quai d’Orsay.

La réunion sera co-présidée par Jean-Marc Ayrault et ses homologues qatarien et allemand.

Au cours du point presse organisé à l’issue de la réunion, les ministres des Affaires étrangères britannique, français, américain, quatari et allemand n’ont pas avancé d’initiative concrète et ont lancé des appels sonnant comme un écho sans réponse, tant ils ont été répétés sans obtenir de réaction : "Mettre fin à une guerre barbare", "continuer d'agir pour soulager la souffrance des civils", "les négociations sont la seule voie de la paix en Syrie".

Alors qu’Alep semble sur le point de tomber aux mains du régime, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé Moscou et Damas à faire preuve de "compassion", déclarant que "le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et dans beaucoup de cas (représente) des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et doit cesser". Il a rappelé que des russes et américains devaient se rencontrer samedi à Genève pour tenter de parvenir à un plan pour "sauver Alep". Enfin, s'il reste quelque chose à sauver.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a évoqué le risque d’une  "paix des cimetières'", en appelant à "définir les conditions d'une vraie transition politique apte à garantir l'avenir d'une Syrie pacifiée".

Il a insisté pour que les négociations "reprennent sur des bases claires dans le cadre de la résolution 2254" de l'ONU, qui a fixé en décembre 2015 une feuille de route pour parvenir à un règlement du conflit.

"L'opposition est prête à reprendre les négociations sans pré-conditions", a assuré M. Ayrault. Selon lui, le représentant de l'opposition syrienne, Riad Hijab, qui participait à la réunion en tant que chef du Haut comité des négociations (HCN), avait fait part de sa disponibilité à négocier.

Cependant, une source diplomatique citée par l’agence ATS a précisé que le HCN ne se rendrait à la table des négociations que si la transition politique en Syrie figurait clairement à l'ordre du jour.

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#Paris, #Syrie
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1 Commentaires
houari
10 dcembre 2016 à 20h19
Négocier quoi et avec qui ? Le front el nosra ou Daesh ?
La Syrie "utile" est au main d'Assad. L'essentiel de la population syrienne y est aussi.
Les plaines arides et le désert sont aux mains de Daesh et du Front el Nosra.
Le coup d'Etat a échoué point final.
Trump va valider cela en début d'année. Les rebelles syriens auraient du aller voir Poutine et négocier avec lui au lieu de ça ils sont partis voir Obama et Hollande !
Les pays du moyen orient vont faire la queue chez Poutine pour avoir sa protection. Le monde a changé ! Donc acte.
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