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Politique

La fin de la trêve approche, Amnesty redoute un nouveau massacre à Alep

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 04 novembre 2016 à 14h37
Photo: Amnesty International

Alors que la brève trêve humanitaire annoncée par la Russie prendra fin plus tard dans la journée à Alep, Amnesty International a exprimé ses craintes grandissantes pour les civils dans l’est et l’ouest de la ville.

L’ONG évoque une “menace imminente de la reprise et de l’escalade des combats entre les forces syriennes et russes et celles des rebelles“.

Selon Amnesty, la pause humanitaire temporaire annoncée par la Russie ne peut se substituer à un accès humanitaire sans entrave et impartial et assurer la protection des civils à plus long terme lorsque les frappes aériennes reprendront. Les civils qui souhaitent évacuer doivent être autorisés à le faire sans aucune restriction de la part de toutes les parties au conflit.

Citant plusieurs medias, l’organisation de défense des droits de l’Homme a souligné qu’une flottille de navires de guerres russes fait route vers Larnaka (sur la côte syrienne), ce qui selon elle indique la préparation d’un “dernier assaut” pour prendre le contrôle d’Alep.

"L'ampleur des dégâts à l'est d'Alep ces derniers mois est glaçante. Etant donné le bilan des forces qui combattent à Alep - en particulier les forces gouvernementales – nous redoutons un nombre très élevé de victimes civiles ", a déclaré Samah Hadid, qui dirige les campagnes de l’ONG au bureau régional d'Amnesty International à Beyrouth.

Armes non conventionnelles

Selon Amnesty, les autorités syriennes soutenues par la Russie ont utilisé des armes illégales au regard du droit international, telles que des bombes à sous-munition (cluster bombs). Plusieurs experts d'organisations humanitaires ont déjà pointé aussi l'utilisation de bombes incendiaires. 

"Même en temps de guerre, il existe des règles fondamentales auxquelles toutes les parties doivent obéir. Les civils ne doivent jamais être délibérément visés. Et les forces armées ne doivent jamais bombarder indistinctement les zones peuplées. Les forces gouvernementales syriennes, avec le soutien de la Russie, ont systématiquement violé le droit international humanitaire dans l'est d'Alep et dans toute la Syrie, tuant illégalement des dizaines de milliers de civils. Et des groupes d'opposition armés ont bombardé indistinctement des zones civiles dans l'ouest d'Alep et ailleurs. "

L’organisation a recueilli plusieurs témoignages auprès de résidents de l'est d'Alep, qui ont également exprimé leurs craintes d’un assaut imminent sur la ville. Pour Um Mohamad, toute trêve signifie qu’une attaque majeure se prépare: "Je sais que c'est une question de temps avant que l'enfer ne se libère à nouveau. Quand ils annoncent une pause humanitaire, mon cœur cesse de battre parce que je sais ce qui vient ensuite: les attaques aériennes. "

Nizar, un autre résident, a dit: "Je crains que l'offensive ne soit encore plus sanglante que celle d'avant. Il n'y a nulle part où courir ni se cacher. Les bombes que la Russie et le régime utilisent sur nous détruisent des bâtiments entiers, y compris le sous-sol."

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#Alep, #Syrie
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1 Commentaires
houari
04 novembre 2016 à 21h03
La trêve d'Alep devait être l'occasion pour les civils de fuir la guerre.
L'ASL les a empêché de partir car les civils sont le meilleur bouclier qui soit.
Ne vous inquiétez pas pour les familles de combattants... Elles sont déjà parties en sécurité en Turquie.
Ceux qui restent sont les pauvres Alèpiens qui n'ont pas eu les moyens financier de fuir.
Que Dieu leur vienne en aide.
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