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Politique

Syrie: Un rapport d’experts confirme au Conseil de Sécurité que le régime a bien mené des attaques chimiques en 2015

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 22 octobre 2016 à 10h51

Des experts de l’ONU ont établi que l'armée syrienne avait mené une attaque chimique le 16 mars 2015 sur la localité de Qmenas, dans la province d'Idleb (nord-ouest de la Syrie), a rapporté l’AFP. L’agence s’appuie sur un rapport confidentiel transmis vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU par des experts, et dont elle a pu obtenir des éléments.

C’est le quatrième rapport de la commission d’enquête JIM (Joint Investigative Mechanism) créé conjointement par l'ONU et l’OIAC.

Dans son rapport précédent publié fin août, la JIM avait déjà affirmé que des hélicoptères militaires syriens avaient répandu du gaz de chlore sur au moins deux localités de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à Talmenes le 21 avril 2014 et Sarmine le 16 mars 2015.

La JIM avait aussi accusé l’Etat islamique d'avoir utilisé du gaz moutarde à Marea (gouvernorat d'Alep, nord de la Syrie) le 21 août 2015.

Sur les neuf attaques chimiques présumées étudiées par le JIM, et survenues en 2014 et 2015, les enquêteurs en ont donc attribué trois au régime syrien et une au groupe Etat islamique.

La violence, quelle que soit sa forme, se déchaîne en Syrie notamment contre les civils. Mais les informations sur l’utilisation d’armes chimiques dans cette guerre revêtent toujours un caractère particulier : l’usage d’armes chimiques par Assad avait été qualifié en 2013 par Obama de "ligne rouge" dont le franchissement devait déclencher des frappes américaines contre des cibles du régime.

La ligne rouge avait bel et bien été franchie par Assad en 2013 : en août cette année là, une attaque au gaz sarin attribuée au régime contre une banlieue de Damas en août de la même année avait fait plusieurs centaines de morts civils. Les Etats Unis et leurs alliés avaient menacé Bachar el Assad de frappes aériennes. Washington avait brutalement fait marche arrière (laissant ses alliés et notamment la France dans l’embarras), en échange de la promesse du régime syrien de détruire son arsenal chimique sous le contrôle d’une mission conjointe de l’ONU et de l’OIAC. Un accord a été signé en ce sens par Damas en septembre 2013.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait déjà laissé entendre qu’il existait des preuves d'utilisation de chlore par le depuis la signature de cet accord.

Washington, Paris et Londres ont d'ores et déjà réclamé des sanctions contre les auteurs d'attaques à l'arme chimique en Syrie, notamment le régime de Bachar al-Assad. 

Jusqu’à présent, Moscou, allié du président syrien, a toujours mis en doute les conclusions du JIM, estimant qu'il n'apportait pas de preuves assez concluantes pour émettre des sanctions.

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#ArmesChimiques, #Syrie
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