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Politique

Syrie : pour l'ONU, les responsables de crimes devront répondre de leurs actes

Le 22 octobre 2016 à 10h01
facebook.com/Syrian.Revolution

Devant le Conseil des droits de l'homme (CDH) réuni en session spéciale à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a rappelé vendredi la « crise honteuse » des droits de l'homme en Syrie et prié ses membres de se concentrer sur la souffrance du peuple syrien.

« Les violations et les abus subis par les personnes à travers le pays, y compris le siège et le bombardement de l'est d'Alep, ne sont pas simplement des tragédies; ils constituent aussi des crimes de proportions historiques », a déclaré le Haut-Commissaire rappelant que plus de 300.000 Syriens ont été tués, et beaucoup d'autres blessés et traumatisés au cours de cette guerre civile.

« Des dizaines de milliers de personnes ont été enlevées, exécutées sommairement ou arbitrairement détenues et torturées. Les familles brisées, déracinées et déplacées représentent maintenant plus de la moitié de la population syrienne », a précisé M. Zeid. « L'incapacité collective de la communauté internationale à protéger les civils et mettre un terme à ce carnage devrait hanter chacun de nous ».

Le Haut-Commissaire a souligné que le personnel de son bureau et celui de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne ont documenté des violations du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes à Alep. « Des groupes d'opposition armés continuent de tirer des mortiers et d'autres projectiles dans les quartiers civils de l'ouest d'Alep, mais les frappes aériennes aveugles sur la partie orientale de la ville par les forces gouvernementales et leurs alliés sont responsables de la grande majorité des victimes civiles », a-t-il précisé. « Ces violations constituent des crimes de guerre. Et si sciemment commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique dirigée contre les civils, ils constituent des crimes contre l'humanité », a-t-il assuré.

« La responsabilité de mettre un terme à la crise syrienne repose principalement sur le Conseil de sécurité, mais pas exclusivement, de sorte que l'Assemblée générale peut également avoir un rôle », a souligné M. Zeid qui a instamment prié les membres du Conseil des droits de l'homme de mettre de côté leurs désaccords politiques et les a invités à demander au Conseil de sécurité de mettre également de côté leurs rivalités pour agir de façon unie. « L'influence doit être utilisée pour faire avancer une solution politique au conflit », a-t-il précisé. « Les flux d'armes et de matériel pour les parties au conflit doivent cesser ».

Pour M. Zeid, la situation en Syrie devrait être renvoyée d'urgence devant la Cour pénale internationale (CPI). « Chaque partie à ce conflit doit savoir qu'elle sera tenue pour responsable des crimes internationaux qu'elle commet », a-t-il prévenu.

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1 Commentaires
houari
22 octobre 2016 à 23h34
L'Afrique du Sud vient de quitter la CPI et bientôt beaucoup d'autres suivront.
D'après les dirigeants Sud Africains la CPI est instrumentalisé.
On peut se demander comment se fait il qu'aucun général américain, russe ou français n'a été inculpé.
Par exemple au Rwanda l'armée Française a été incriminé dans les massacres.
Les bombes américaines, françaises ou russes sont "PROPRES", tout le monde le sait.
A Mossoul, les civils s'en sortiront tous vivants.... Il n'y aura que des morts vivants, tout le monde le sait.
A l'heure d'internet, des réseaux sociaux, on sait tout, tout le monde le sait.^^
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