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Politique

Aoun après sa rencontre avec Hariri jeudi soir: résoudre le problème nécessite "de nouveaux concepts"

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 21 octobre 2016 à 10h01

L'ancien Premier ministre Saad Hariri a reçu hier soir à sa résidence de la "Maison du Centre" à Beyrouth le Chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun. Cette rencontre a eu lieu alors que le chef du Courant du Futur a annoncé officiellement son soutien à la candidature de Michel Aoun à la présidence de la république.

Michel Aoun était accompagné de son gendre, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil.

La discussion a duré une heure.

A l’issue de la réunion, le général Aoun a déclaré: "Nous sommes venus voir le président Hariri aujourd'hui pour le remercier d'avoir appuyé notre candidature à la présidence. Nous avons convenu ensemble de faire réussir de cette mission pour aider à résoudre la crise du Liban. Nous espérons que ce mandat sera couronné de succès et que nous allons ramener la stabilité et la sécurité au Liban et résoudre la crise économique.

Comment sommes-nous parvenus à cette solution? Nous avons reconnu qu'il existe un problème au Liban qui doit être résolu. Nous avons discuté de plusieurs questions et chacun de nous a sa propre opinion et nous les avons réunies pour résoudre cette crise. Je dis cela parce que j'ai entendu le discours du président Hariri aujourd'hui et j’entends ce que les gens disent, qu'un groupe a livré le pays à l'autre groupe et que certains ont gagné tandis que d'autres ont perdu. Personne ne perd dans le dialogue, nous sommes tous gagnants et le Liban est aussi gagnant. Ce qui est important est que nous nous avons trouvé une solution pour le bien du Liban et du peuple libanais".

Il a ajouté: "Il a été question du respect du Pacte national, et cela ne vaut pas seulement pour les chrétiens. C’est un pacte entre les musulmans et les chrétiens pour vivre ensemble, à égalité des droits et devoirs. Les musulmans, sunnites et chiites. Il n'y a pas de bilatéralisme dans la conformité au pacte national. Il n'y a pas d’accord bilatéral, tripartite ou quadruple. Il y a seulement un accord pour gérer les affaires du pays. Personne ne devrait être effrayé, nous ne sommes pas bilatéralistes dans le sens politique actuel du mot, mais dans le sens du pacte, tout comme ce fut le cas au temps de Béchara Khoury et Riad Solh qui ont établi le Liban indépendant. La personne la plus importante qui a écrit le pacte est Michel Chiha.

J'ai réitéré à plusieurs reprises et devant tout le monde que celui qui essaie de contrôler une confession tente d'annuler le Liban. Le Liban a une formule unique, et un équilibre islamo-chrétien et des civilisations accumulées. C’est le seul endroit où il y a un dialogue sain malgré tous les conflits actuels, et nous allons le préserver et c’est ce dont nous avons convenu.

Certains ne seront pas en mesure de comprendre ce que nous voulons faire, mais je suis sûr que ceux qui s'y opposent maintenant le font en raison de préjugés. Personne ne restera en dehors et nous ne pratiquerons pas la rancune.

Dans la question islamo-chrétienne, ceux qui revoient mes écrits sur l'Islam savent que je suis un levantin. Dans le Levant, les chrétiens étaient majoritaires au début, puis les musulmans sont devenus une majorité, mais à la fin ils sont tous restés dans ce cadre géographique et contribué à la création de cette culture islamo-chrétienne actuelle".

Il a poursuivi: "Le Liban est aujourd'hui le joyau de la terre et le joyau du monde. Regardez ce qui se passe dans le monde entier, alors que nous continuons toujours à préserver notre indépendance, notre souveraineté et notre stabilité, bien que les crises aient provoqué une température élevée mais elles n'ont pas réussi à allumer un feu. Nous considérons maintenant que nous avons été sauvés de ce qui se passe. Bien sûr, il existe une division politique, mais nous allons essayer de réaliser l'unité nationale, car c’est le plus important dans la préservation du Liban, son indépendance et sa souveraineté.

Nous ne sommes pas venus pour être des victimes, nous sommes venus pour gagner la bataille du Liban. Nous avons des frères, des enfants et des petits-enfants et nous allons travailler pour eux. J'espère que tout le monde va coopérer et attendre nos actions pour nous juger. Parfois, il existe des différends dans la politique et cela est normal. C’est bien pour cela que la démocratie est essentielle, afin que chacun exprime son opinion et prenne des décisions. Dans le passé, il y avait une accumulation d'erreurs. Tout le monde fait des erreurs, mais on ne peut pas continuer dans l'erreur. Comment pouvons-nous construire l'avenir en regardant en arrière ? Bien sûr, nous ne devons pas oublier le passé afin de ne pas répéter l'erreur. Si nous restons dans le passé, nous ne pouvons pas construire l'avenir, mais si nous l'oublions, nous referons l'erreur ".

Il a dit: «Nous ne sommes pas venus ici par hasard. Nous nous connaissons depuis un certain temps maintenant, mais les circonstances étaient défavorables. Des tentatives ont été réalisées dans les années 2005, 2006, 2007 et 2014 à Rome et à Paris. Mais cette fois, les circonstances sont mûres. Peut-on dire que toutes ces tentatives ont été infructueuses? Non. Résoudre un problème a besoin de nouveaux concepts. Nous ne pouvons pas dire que quelqu'un s’est retiré ou a changé. Nous vivons ici et nous savons que nous avons des composantes nationales de base. Je pense que la confiance mutuelle que nous construisons entre nous appelle à l'optimisme, que le Liban sera reconstruit et retrouvera son unité nationale. Nous espérons que tout le monde sera réaliste et utile pour que nous puissions réussir.

Les rumeurs ne construisent pas une nation. Nous vous demandons (les médias) de répandre la vérité et d'arrêter les procès d'intention, qui sont le premier obstacle à la formation d'une opinion publique saine. Dans tous les pays les procès d'intention sont une violation".

Il a conclu: "A partir de maintenant, nous espérons commencer une nouvelle ère au Liban entre toutes ses composantes et nous retrouver dans une nation prospère confiante en son avenir".

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#Michel_Aoun, #Présidentielle
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1 Commentaires
houari
21 octobre 2016 à 18h54
Au Liban, le pêché est originel :
L'assassinat de Riad El Solh fut le fruit d'une manipulation comme le révéla le livre de Yosef Argaman publié en 2007 par le ministère de la défense d’Israël.
Un jour nous connaîtrons la vérité sur l'assassina de Rafiq Hariri.
Mais en criminologie on apprend à identifier à qui profite le crime.
Et en l’occurrence il profite à Israël.
Dés l'indépendance du Liban, on a laissé le couteau dans le placard. Ce couteau sert à diviser les libanais.
Cette union est en danger. Elle va à l'encontre de beaucoup d’intérêts extérieurs.
Le couteau du placard ressortira, et des coups seront portés à la démocratie libanaise. Les services de sécurité du Liban ont le devoir de protéger ses hommes d'états. Deux de ses éminents Hommes sont morts : Riad El Solh et Rafiq Hariri.
Ces précédents devraient vous mettre en alerte. Tous sera fait pour que le Liban soit à feu et à sang.
Que Dieu protège le Liban.
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