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Politique

Syrie: l'aide humanitaire bloquée aux portes d’Alep malgré la trêve, Moscou et Washington se renvoient la balle

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 17 septembre 2016 à 15h08

Au quatrième jour de l'accord de trêve en Syrie, le calme a été  sérieusement mis à mal vendredi et dans la nuit de vendredi à samedi. Des bombardements aériens ont été signalés sur une localité rebelle, par des avions non identifies. De violents combats ont également eu lieu autour de Damas.

L’accord de trêve a été conclu par les Etats Unis et la Russie. Selon cet accord, Moscou doit faire pression sur son allié le régime syrien de Bachar el Assad Assad, tandis que Washington doit faire de même auprès des rebelles syriens soutenus par les Etats Unis. L’objectif pour chaque camp étant de faire taire les armes, afin notamment de soulager les civils pris au piège des combats, et de laisser entrer l’aide humanitaire dans les zones assiégées.

À Alep, la trêve a plutôt bien tenue depuis lundi. Pourtant, samedi, les convois humanitaires n’étaient toujours pas entrés dans les quartiers rebelles de la ville pour apporter de l’aide alimentaire et médical à quelque 250 000 personnes.

L’ONU a expliqué que les belligérants se trouvaient toujours sur la route du Castello, un axe que devaient emprunter les convois. L’organisation refuse de faire prendre le moindre risqué aux chauffeurs des camions.  "L'ONU est prête à bouger dès qu'elle obtient le feu vert", a affirmé un porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Pendant ce temps, les grandes puissances se renvoient la balle et les accusations, se rendant mutuellement responsables de la situation.

Tout en affirmant que Moscou et l’armée syrienne respectaient completement la trêve, le president russe Vladimir Poutine a accusé samedi les rebelles de “se regrouper” et de tenter de “preserver leurs capacités militaires”. Il a ainsi accusé les Etats Unis de “vouloir préserver les possibilités de combattre le gouvernement légitime du président Assad”.

M. Poutine s’exprimait au lendemain de l’annulation d’une reunion du conseil de sécurité de l’ONU. Prevue donc vendredi soir, cette reunion devait permettre au Conseil de sécurité de decider s’il devait ou non soutenir l’accord russo-américain. Les Etats-Unis ayant refuse de partager avec le Conseil de Sécurité de l'ONU les détails de l'accord - officiellement pour raisons de "sécurité opérationnelle", la réunion a été annulée.

L’accord prévoit aussi que si la trêve tient suffisamment longtemps, Moscou et Washington amorceront une coopération militaire pour frapper l’Etat islamique. Mais le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré que les Etats-Unis ne mettraient pas en place le centre de coordination militaire conjoint avec la Russie si les termes de l'accord sur l'aide humanitaire ne sont pas respectés.

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