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Politique

Le Liban est au cœur de la lutte contre le terrorisme affirme Salam

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 14 septembre 2016 à 21h12

Le Premier ministre Tammam Salam a indiqué, ce mercredi, que le Liban était au coeur de la lutte contre le terrorisme et directement concerné par les efforts internationaux visant à endiguer l'extrémisme violent.

M. Salam s'est prononcé lors de son parrainage du lancement des activités consultatives relatives au "plan national contre l'extrémisme", au Grand Sérail, en présence de la député Bahiya Hariri (directrice du projet), de l'ambassadeur de Suisse, François Barras, de la représentante du directeur général de l'Onu, Sigrid Kaag et d'un grand nombre de personnalités.

"L'importance de la stratégie en question, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2006, et du plan d'action lancé par le chef de l'ONU en Décembre 2015 pour lutter contre l'extrémisme violent, se trouve dans deux approches: celle qui est globale et pertinente pour lutter contre le terrorisme à tous les niveaux, et l'autre qui est propre à chaque pays", a-t-il expliqué.

"L'extrémisme violent est un fléau répandu dans le monde entier. Toutefois, le combattre ne doit pas rester un titre international général mais doit être accompagné d'actions", a ajouté M. Salam.

"Les délibérations que nous lançons aujourd'hui et qui comprennent les composantes politiques, sectaires, sociales et économiques du Liban, ne doivent nous conduire qu'à une élaboration d'une feuille de route en vue d'aboutir à un plan national de lutte contre l'extrémisme violent", a-t-il indiqué.

Le Premier ministre a, par la suite, expliqué que la situation périlleuse actuelle exigeait la mobilisation de toutes les énergies et les actions afin de garantir une confrontation réussie du terrorisme.
Il a également clarifié qu'au Liban, la structure de l'Etat devrait être améliorée et le travail des institutions réglementé.

Dans ce cadre, M. Salam a mis l'accent sur l'importance d'élire un président, comme étant la première étape sur le chemin de l'exécution du plan en question.

Il a assuré que la seule référence pour régulariser la vie publique était la Constitution, dont le Pacte national.

M. Salam n'a pas manqué de saluer les efforts déployés par les forces de sécurité et par l'armée libanaise pour faire face au terrorisme.

"Nous ne devons pas oublier nos soldats toujours otages des terroristes", a-t-il conclu.

Mme Hariri a pour sa part indiqué que "le Grand Liban était la seule réponse possible à la violence et à l'extrémisme".

"La stratégie anti-terroriste de l'Onu a été mise en place. Cela démontre que nous ne sommes plus seuls au monde", a-t-elle ajouté, révélant que "le désespoir et la colère sont derrière l'extrémisme et la violence".

L'ambassadeur Barras a à son tour assuré que "les mesures sécuritaires restent insuffisantes face aux groupes terroristes", affirmant que "les opérations militaires peuvent avoir des répercussions si elles ne garantissent pas les droits de l'homme et ne respectent pas les lois en vigueur".

"Nous croyons que le progrès effectif en matière de lutte contre l'extrémisme dépend de notre capacité à coopérer dans le but de traiter les causes de la violence, ainsi que, sur les moyens de travailler à long terme afin de donner au peuple l'espoir d'accéder à une vie meilleure", a-t-il dit.

Et de poursuivre: "Nous partageons la responsabilité d'améliorer la sécurité humaine partout dans le monde".

"Les efforts fournis par la communauté internationale face au terrorisme doivent se concilier avec les priorités, la culture et la structure du Liban", a-t-il expliqué.

L'ambassadeur Barras a signalé que "la Suisse pense que nous avons juste commencé à comprendre ce phénomène (...) de lutte contre l'exclusion et l'établissement de la confiance".

Mme Kaag a affirmé que "l'initiative lancée aujourd'hui était vitale pour le Liban et la région en raison du fait qu'elle braque les projecteurs sur l'importance de prévenir l'extrémisme et de l'éviter".

"Nous voulons un espace qui nous permettra de discuter de ce problème et de réduire ses risques", a-t-elle noté, refusant de lier ce phénomène à la crise syrienne en cours.

Et de souligner l'importance d'aborder ce phénomène "du point de vue local et national avant de prendre le volet lié à la crise syrienne", mettant l'accent que le manque de contrôle était le fruit de l'exclusion politique, notamment parmi les jeunes.

Mme Kaag a expliqué que "le plan national anti-terroriste s'est basé sur un dialogue intensif, sur l'encouragement de la bonne gouvernance et des droits de l'homme, lesquels augmentent la coopération entre les communautés, l'autonomisation des jeunes, le renforcement du rôle de la femme, l'investissement dans l'éducation et la sécurisation de la communauté stratégique dont l'internet et les réseaux sociaux.

"Nous travaillons comme une seule et même équipe au niveau du soutien du Liban. Nous aspirons à nous lancer dans ces discussions et nous comptons sur vous pour réussir", a-t-elle enfin dit.

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