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Politique

Syrie : Incertitude à quelques heures de l'application de la trêve

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 12 septembre 2016 à 08h50

A quelques heures de l'entrée en vigueur d'une trêve en Syrie, l'incertitude régnait lundi sur son application, le cessez-le-feu étant loin de faire l'unanimité dans l'opposition. Les affrontements continuent, eux, de faire leur lot de victimes quotidiennes.

Cette énième tentative d'arrêter la violence est censée débuter lundi à 19h00 et coïncidera avec l'Aïd el-Adha. A l'exception d'un important groupe islamiste, la rébellion et l'opposition politique n'ont toujours pas réagi officiellement à l'accord conclu vendredi à Genève par Moscou et Washington.

Les groupes rebelles de l'armée syrienne libre ont écrit dimanche aux Etats-Unis pour dire qu'ils souhaitaient "coopérer positivement" au cessez-le-feu, tout en exprimant leurs inquiétudes sur ses modalités, selon le texte de la lettre confirmé par deux rebelles.

Celle-ci ne précise pas si les groupes respecteront l'accord, mais ces deux rebelles ont confirmé à Reuters un respect de l'arrêt des combats lundi soir. L'accord ne prévoit pas de garanties en cas de non-respect de ses clauses, jugent-ils, s'interrogeant aussi sur une disposition qui prévoit que les avions du gouvernement syrien ne seront pas interdits de vol pendant une durée de neuf jours après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.
 

L'influent groupe rebelle Ahrar Al-Cham a critiqué dimanche dans un message vidéo l'accord de cessez-le-feu. La trêve "ne réalise pas les principaux objectifs de son peuple révolutionnaire" et ne fera qu'augmenter les souffrances du peuple syrien, a déclaré dans cette vidéo un responsable du groupe islamiste.

Le régime syrien de Bachar al-Assad et ses alliés - l'Iran et le Hezbollah - ont, pour leur part, affirmé qu'ils le respecteraient.

La trêve est prévue pendant 48 heures, selon l'émissaire américain pour la Syrie, Michael Ratney. Si elle tient, elle pourrait être renouvelée de nouveau de 48 heures, a précisé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. En pratique, l'accord appelle à l'arrêt de toutes les attaques, y compris les raids de l'aviation - principal atout du régime - contre les rebelles.

Il préconise également un accès humanitaire sans entraves aux zones assiégées, comme Alep, principal front du conflit. Il prévoit une "démilitarisation" de la route du Castello au nord d'Alep, unique axe de ravitaillement pour les rebelles avant sa prise en juillet par le régime, pour acheminer l'aide.

La cessation des hostilités ne concerne pas les djihadistes de l'Etat islamique (EI) et du front Fatah al-Cham, l'ancien front al-Nosra qui a rompu son alliance avec Al-Qaïda.

A quelques heures de son application, la circonspection est de mise. Tous les précédents accords de paix se sont effondrés en quelques semaines, les Etats-Unis accusant Bachar al-Assad et ses alliés d'attaquer les rebelles et les civils.

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#Syrie, #TreveEnSyrie
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