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Politique

Le groupe de soutien à la Syrie met en garde contre le retour de la "guerre totale" sur le terrain

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 18 mai 2016 à 09h53
Un convoi humanitaire tente d'apporter de l'aide aux populations en Syrie. Photo: OCHA/Ghalia Seifo

On le sait déjà, la trêve en Syrie a fait long feu. A l'occasion d'une réunion du Groupe international de soutien pour la Syrie (GISS) mardi à Vienne, l'ONU et ses partenaires ont souligné l'escalade de la violence ces dernières semaines.

Dans une déclaration conjointe, les membres du GISS ont souligné l'importance d'une "cessation complète des hostilités pour réduire la violence et sauver des vies" et "la nécessité de solidifier cette cessation face aux menaces sérieuses observées, notamment au cours des dernières semaines". Ils se sont félicités de la Déclaration conjointe du 9 mai par les co-présidents du groupe de travail sur le cessez-le-feu, la Russie et les Etats-Unis, dans laquelle ils s'engagent à intensifier les efforts pour garantir une mise en œuvre de la cessation des hostilités dans tout le pays. Des mots qui semblent vides de sens au vu de la difficulté de la situation sur le terrain, telle que la décrivent les White Helmets (Casques blancs, l'autre nom des intervenants de la Défense civile syrienne, organisée au niveau local en Syrie).

 

 

Les membres du GISS sont les suivants : la Ligue des Etats arabes, l'Australie, le Canada, la Chine, l'Egypte, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, l'Iran, l'Iraq, l'Italie, le Japon, la Jordanie, le Liban, les Pays-Bas, l'Organisation de la coopération islamique, Oman, Qatar, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Espagne, la Turquie, les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, les Nations Unies et les Etats-Unis.

Dans sa déclaration, le GISS a exhorté toutes les parties concernées à respecter pleinement les termes de la cessation des hostilités. Il leur a aussi demandé d'éviter de réagir de manière disproportionnée aux provocations et à afficher leur retenue.

L'ONU et ses partenaires ont promis leur soutien "pour chercher à transformer la cessation en un cessez-le-feu dans tout le pays, parallèlement aux progrès dans les négociations entre les parties syriennes pour une transition politique".

S'agissant de l'assistance humanitaire, le GISS a réaffirmé qu'assiéger des populations civiles était une violation du droit humanitaire international et a demandé que tous les sièges soient levés.

Il a réclamé des mesures concrètes pour permettre la livraison immédiate d'une aide humanitaire dans les lieux suivants : Arbeen, Darraya, Douma, Harasta Est, Mouadhimiyeh, Zabadin et Zamalka. La livraison de l'assistance humanitaire doit continuer « dans tous les autres lieux assiégés ou difficiles à atteindre, notamment Fouah, Kefraya, Kafr Batna, Ein Terma, Hammura, Jisrein, Madaya, Zabadani, Yarmouk », a-t-il ajouté.

"A partir du 1er juin, si l'ONU n'est pas autorisée à avoir accès aux zones assiégées mentionnées, le GISS demande au Programme alimentaire mondial de procéder immédiatement à un programme de ponts aériens et de largages aériens pour toutes les zones dans le besoin", a encore dit le GISS, qui a jugé nécessaire de continuer les livraisons aériennes à Deir Ezzor.

Quant à la transition politique en Syrie, le GISS a réitéré l'objectif d'un accord entre les parties prenantes d'ici au 1er août sur une véritable transition politique, qui inclurait un organe gouvernemental de transition large, inclusif, non-confessionnel et ayant les pleins pouvoirs exécutifs.

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