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Politique

Tammam Salam: Notre système démocratique est "malade"

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 19 fvrier 2016 à 07h54

Le Premier ministre, Tammam Salam, a souligné ce jeudi dans une interview avec la chaîne télévisée "LBC", l'importance d'élire un président de la République, en vue de garantir la rotation du pouvoir et le renforcement des institutions constitutionnelles. 

"Notre système démocratique est malade et le gouvernement est entravé depuis plus d'un mois et demi", a-t-il dit. 

Il a ajouté: "Les parties politiques ont convenu de donner une chance au gouvernement et nous espérons qu'elle soit sérieuse et qu'elle aide dans la résolution des dossiers en suspens". 

Le PM a affirmé qu'il est de son devoir d'empêcher l'effondrement du pays, révélant avoir écrit sa démission plusieurs fois, mais il renonçait à chaque fois à le faire. 

"Le pays vit dans un état de pollution politique", a-t-il en outre clamé. 

Concernant le dossier des déchets et les scandales qui lui sont associés, le chef du gouvernement a démenti toute falsification dans les documents relatifs à la compagnie qui a pris en charge l'exportation des déchets, regrettant les mouvements qui ont eu lieu dans ce cadre et qui ont "démontré la haine chez certains parties et mass médias". 

"Lorsque j'ai rencontré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Munich le 15 février, il m'a dit que la Russie veut aider le Liban dans le dossier des déchets mais qu'elle demande du temps. Pourquoi alors émettre des doutes vis-à-vis d'un Etat comme la Russie?", s'est demandé M. Salam. 

"Le plan de l'exportation des déchets n'a pas encore échoué. S'il échouera, nous discuterons de nouveau de la solution relative aux décharges", a-t-il martelé. 

"Les décharges sanitaires sont la solution. Les grands pays adoptent cette méthode qui permet la production de l'énergie", a indiqué le Premier ministre, émettant ainsi un avis opposé à la solution de l'exportation des déchets. 

Quant à la politique étrangère du Liban, M. Salam a dit: "la politique étrangère du Liban est régie par la Constitution libanaise, puis la Déclaration ministérielle. Lors de la Conférence islamique de Jeddah, je me suis opposé à la position du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, mais c'était le contraire lors de la conférence du Caire, puisque j'ai soutenu la position adoptée par M. Bassil au sujet du Hezbollah". 

"Le Liban est un pays arabe et a des obligations envers l'épreuve que l'Arabie saoudite a connue, son ambassade ayant été incendiée en Téhéran. Les pays du Golfe ont sauvé le Liban lors des accords de Taëf puis de Doha. L'Iran est un pays ami que nous respections, mais nous ne pouvons pas prendre une position qui ne respecte pas l'unanimité arabe", a-t-il affirmé.

"Le Liban n'est pas soumis à une tutelle iranienne. Cependant, l'Iran a une influence sur toute la région, dont le Liban". 

Se pononçant sur l'élection d'un Président, il a souhaité que le quorum soit assuré lors de la prochaine séance législative, consacrée à l'élection d'un Chef de l'Etat, réitérant sa demande de séparer cette échéance des événements en cours dans la région. 

M. Salam a enfin rendu hommage au rôle de l'armée quant à la protection de Ersal, jugeant enfin nécessaire d'assurer l'équilibre entre Chrétiens et Musulmans au sein des administrations publiques. 

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