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Politique

Hariri et Frangieh main dans la main

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 18 février 2016 à 08h05

L'ancien Premier ministre Saad Hariri a reçu mercredi après-midi à la « Maison du Centre » le chef des Marada, le député Sleiman Frangieh, son candidat à la présidentielle. Il a organisé un déjeuner en son honneur, auquel ont assisté le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, l'ancien député Ghattas Khoury, l’ancien ministre Youssef Saadé et Nader Hariri, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre.

A cette occasion, Saad Hariri a réaffirmé aux médias son engagement à appuyer la candidature à la présidence du député Frangieh.

S'adressant à la presse, Sleiman Frangieh a indiqué: « Vous connaissez tous la nature de notre relation avec le président Hariri, en particulier récemment. Aujourd'hui nous avons accepté l'invitation à déjeuner. L'objectif était d'abord de présenter nos condoléances pour le martyr du président Rafic Hariri, avec qui nous entretenions une relation amicale."

"Je pense que la période passée était différente d'aujourd'hui", a poursuivi le leader des Marada. Selon lui, "les esprits sont plus calmes et l'atmosphère s’est améliorée. On sait désormais qui était vraiment un ami du président Hariri et qui avait des relations politiques avec lui. Nous étions parfois en désaccord et parfois d’accord, mais l'affection et le respect étaient toujours présents. Pendant toutes les réunions que nous avons eues avec le président Hariri notre relation avec le Premier ministre martyr était toujours une question essentielle. Nous avons échangé des propos affectifs à ce sujet ».

L'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le père de Saad Hariri, a été assassiné dans un attentat à la voiture piégé à Beyrouth le 14 février 2005, alors que le Liban était occupé par le régime syrien, dont Sleiman Frangieh est un allié notoire. La Syrie avait été montrée du doigt dans l'enquête pour trouver les auteurs de cet attentat. Ce sont finalement des membres du parti Hezbollah, lui aussi proche allié de la Syrie, qui sont actuellement jugés pour l'assassinat de Rafic Hariri. Les opposants aux régimes syriens pensent cependant toujours que la Syrie est fortement impliqué dans l'attentat. 

Face aux journalistes mardi après-midi, Frangieh a ajouté que "Politiquement, nous sommes venus aujourd'hui remercier le président Hariri d’avoir soutenu notre candidature à la présidence, et d’avoir souligné ce soutien."

"Nous avons discuté de questions que certains peuvent considérer comme secondaires dans le pays, alors que le président Hariri et moi pensons qu'elles sont essentielles, il s’agit des questions écologiques et socio-économiques des citoyens. Beaucoup de gens nous ont reproché cela parce qu'ils considéraient que nous discutions de questions secondaires, mais pour nous, elles sont importantes et essentielles. Nous avons également parlé du devoir démocratique de chaque Libanais et nous avons un point de vue commun sur cette question, et ceci se poursuivra, surtout qu’une séance parlementaire doit avoir lieu le 2 mars".

Interrogé quant à sa participation à cette séance, Frangieh a répondu que "toutes les données sont sur la table et nous allons voir comment les choses vont se développer. Je tiens à dire que je me coordonne toujours avec mes alliés et ne fais rien sans coordination avec mes alliés."

Alors qu'un journaliste lui demandait s'il pensait avoir encore une chance pour la présidence, il a répondu: "Je dis toujours que mes chances sont égales aux chances des autres et je ne veux pas dire que mes chances sont plus grandes que celles des autres. (...) Il n'y aura pas un président au Liban sans consensus national. Chaque mesure prise sera coordonnée avec les alliés."

A propos de l'annonce officielle par Saad Hariri de son soutien à sa candidature, Frangieh a estimé que "le président Hariri et moi sommes d'accord sur de nombreuses questions, et si certains veulent qu’il appuie ma candidature afin d'utiliser cet appui dans une atmosphère confessionnelle tendue et en profiter d’une façon négative, moi je crois le président Hariri. Notre accord est clair, il l'a annoncé le 14 février et a approuvé ce que j’ai dit dans mon interview à la télévision."

Interrogé sur sa relation avec le Courant Patriotique libre, le député a affirmé : "Nous considérons le Courant Patriotique Libre comme un allié et nous considérons le général Aoun comme un ami et un allié. Aujourd'hui, les choses ne sont pas au beau fixe, mais nous considérons en toutes circonstances que nous et le Courant Patriotique Libre demeurons dans une seule ligne et position. Le Général Aoun voit ma candidature à la présidence comme une compétition avec lui, alors que nous considérons que nos circonstances sont différentes. Si le président Hariri avait approuvé la candidature du général Aoun, il aurait été en mesure de le faire accéder à la présidence en raison de la taille de son bloc parlementaire. Mais si on me demande de retirer ma candidature pour embarrasser le président Hariri, alors ce n’est pas mon hobby d’embarrasser une personne qui m’a été loyale et a soutenu ma candidature d'une manière noble. Je n’embarrasser personne parmi ceux qui ont appuyé ma candidature, et je n’ai aucun problème avec ceux qui veulent nommer le général Aoun."

"Tant qu’il y a des blocs qui soutiennent ma candidature, je ne vais pas la retirer," a conclu Frangieh.

Lors du départ du député, les journalistes ont demandé au président Hariri de commenter ses propos.

Hariri a répondu: "Les propos de Frangieh sont en or ".

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#SaadHariri
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