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Politique

Syrie : l'Envoyé spécial de l'ONU évoque la possibilité d'un cessez-le-feu

Le 20 novembre 2015 à 08h22

L'Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, Staffan de Mistura, a évoqué jeudi la possibilité qu'un cessez-le-feu intervienne dans ce pays, grâce à la poursuite de discussions et à l'inclusion active de toutes les parties au conflit.

M. de Mistura s'exprimait devant la presse à New York, après avoir rendu compte à l'Assemblée générale des Nations Unies des résultats des récents pourparlers internationaux de Vienne sur la crise syrienne.

Parmi ces résultats obtenus par le Groupe international de soutien à la Syrie, qui a tenu deux séances de discussion dans la capitale autrichienne, figurent l'élaboration d'une feuille de route en vue d'engager un futur processus politique en Syrie, ainsi que certains aspects d'un cessez-le-feu général lié à l'ouverture d'un dialogue politique devant se tenir à Genève, a indiqué M. de Mistura.

« Il s'agit d'une occasion pour l'opposition syrienne de venir et d'être aussi inclusive et bien préparée que possible », a-t-il dit, en réponse à une question concernant la liste des participants à de futures discussions.

M. de Mistura a souligné que bien que la possibilité d'instaurer un cessez-le-feu ne soit pas garantie, il avait l'espoir que certains pays qui « ont la capacité d'influencer ceux qui se battent » en Syrie participent à ces discussions de paix, ajoutant que ces pays « ont un intérêt dans l'instauration d'un cessez-le-feu ».

« Nous avons déjà la liste des représentants du gouvernement syrien. Ce sont plus de 40 personnes. Nous savons qui les dirigera lors des pourparlers de Genève mais il est extrêmement important d'avoir un [groupe] d'opposition inclusif, complet et faisant preuve de cohésion », a déclaré l'Envoyé spécial.

Au sujet de l'échec des cessez-le-feu locaux, M. de Mistura a affirmé que sans l'influence des parrains étrangers, les cessez-le-feu sont peu susceptibles de tenir.

Il a par ailleurs souligné que, même si les actuels pourparlers de paix visent à conclure un cessez-le-feu sur tout le territoire syrien, les régions actuellement contrôlées par l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), comme Raqqa et Palmyre, ne seront probablement pas incluses dans le cessez-le-feu.

Interrogé sur les désaccords concernant le futur rôle du Président syrien Bachar al-Assad, M. de Mistura a souligné que les discussions de Vienne portaient non seulement sur des plans pour l'instauration d'un cessez-le-feu en Syrie, mais aussi pour l'élaboration de nouvelles structures de gouvernance ne reposant pas sur des critères ethnico-religieux et d'une nouvelle constitution, et pour la tenue d'élections qui aillent au-delà d'un scrutin législatif.

« C'est un ensemble non négligeable que même une opposition déçue pourrait considérer avec intérêt », a-t-il affirmé.

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