iloubnan.info
( Publicité )
Politique

Nasrallah: le dialogue est une opportunité pour les Libanais

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 26 septembre 2015 à 07h51

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé vendredi que "le dialogue représente pour les Libanais une opportunité pour l'aboutissement de certains dossiers, y compris celui de la Présidence".

Le secrétaire général du Parti de Dieu s'exprimait lors d'un entretien retransmis sur la chaîne télévisée du Hezbollah Al-Manar. Il a insisté sur le fait que l'Iran n'interfère pas dans les dossiers locaux et nationaux alors que l'Arabie Saoudite intervient dans tous les détails.

"Le Liban a besoin d'un Président fort, solide, non-soumis, qui n'a pas peur et qui soit national ", a-t-il fait remarquer, en réitérant son soutien au candidat Michel Aoun, assurant que les chrétiens "font partie du tissu national" et que "sans eux le Liban ne sera plus le même."

Selon Nasrallah les discussions dans le cadre du dialogue pourraient aussi aboutir à des solutions à d'autres problèmes nationaux.

" La proportionnalité prévoit la représentation de tous [au sein du Parlement], tout en préservant le poids actuel des partis", a-t-il expliqué, signalant que ce système donne aussi la chance à ceux non-représentés d'avoir une voix.

Evoquant les derniers mouvements de protestation à Beyrouth, il a précisé que tout groupe a le droit "d'exprimer des demandes justes", souhaitant que les manifestants se concentrent sur les demandes réalisables.

Il a refusé les allégations selon lesquelles le Hezbollah était un mini-état, signalant que ce dernier "est un parti libanais possédant toutefois une influence sur les développements régionaux grâce à ses relations et alliés".

Commentant le drame de La Mecque, il a dit qu'il "faut former un comité d'investigation auquel participera des représentants des pays ayant le plus grand nombre de victimes", considérant que "l'insistance du gouvernement saoudien à empêcher les pays islamiques de coopérer dans la gestion de cet évènement religieux n'est pas logique".

Quant à la crise syrienne, il a insisté que "le but de la guerre mondiale contre la Syrie était de renverser le régime et de contrôler le pays".

Le numéro un du Hezbollah a expliqué que "la République Islamique d'Iran espérait que la Syrie restera l'axe de la Résistance et qu'elle ne tombera pas dans les mains des terroristes".

Selon lui, les dernières positions internationales envers la Syrie sont à cause de l'échec de la stratégie des Etats-Unis et de la coalition contre le groupe Etat Islamique (EI), l'afflux des réfugiés syriens vers l'Europe, l'accord nucléaire iranien et l'intervention russe.

Il a insisté que "ce changement de positions internationales signifie la survie du régime, ce qui ne plaira pas à Israël", car cela implique que l'axe de la Résistance a triomphé et cette réalité menace l'ennemi.

Il a par ailleurs nié la mise en place d'un accord américano-russe concernant la crise en Syrie, notant que les Etats-Unis ne sont pas sérieux dans la lutte contre le terrorisme.

"Il suffit que la Turquie ferme ses frontières, arrête son soutien financier et militaire aux terroristes et ne vende plus du pétrole à ceux qui supportent l'EI" a-t-il dit.

Nasrallah a confirmé la conclusion d'une trêve de six mois à Zabadani, Fouaa et Kfarya, sous l'égide de l'Onu et grâce à une médiation iranienne. La trêve implique l'évacuation des combattants et des blessés de de Zabadani vers Idleb ainsi que l'évacuation de 10 000 civils des villages de Fouaa et Kfarya.

Evoquant l'éventualité d'une guerre contre Israël, il a précisé que cette dernière "est possible à n'importe quel moment vu la nature agressive de l'ennemi."

Tags
#Hassan_Nasrallah, #Hezbollah
Donnez votre opinion
0 Commentaires
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
( Publicité )
                        
© COPYRIGHT 2018 Par Proximity Agency