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Politique

Des comptes Twitter fiables pour suivre les conflits avec les djihadistes

Rue89 - Le 01 mars 2015 à 16h06
Par Pierre Haski
Photo: Cover du compte Twitter de David Thomson.
Les djihadistes de l’Etat islamique autoproclamé – également appelé Daech d’après son acronyme arabe – sont passés maîtres dans l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux dans leur propagande. La mise en scène de la destruction des vestiges pré-islamiques du musée de Mossoul, en Irak, en est la dernière manifestation.
Raison de plus pour ne pas croire tout ce qui se publie sur Twitter, l’un des « lieux » où se mène la bataille de l’information.

Voici quelques comptes Twitter, rares, trop rares, qui nous ont semblé, au fil du temps, assurer une véritable crédibilité, un recoupement de l’information doublé de connaissance de la réalité. Ils reconnaissent eux-mêmes qu’il leur arrive de se tromper, ce qui est le début de la sagesse...

Ces comptes tentent de naviguer entre le piège de devenir le relais aveugle de la propagande djihadiste, et celui de faire de la contre-propagande. Pour cette raison, nous avons éliminé un certain nombre de comptes qui ne nous ont pas semblé répondre à cette définition. Si certains ont été oubliés, n’hésitez pas à les signaler dans les commentaires, la liste sera mise à jour après validation.

Seuls les comptes majoritairement en français ou en anglais ont été retenus, pas en arabe, ce qui aurait été légitime, mais limiterait le nombre de lecteurs sur ce site.

David Thomson (@_DavidThomson), journaliste à RFI, précédemment basé à Tunis, fait partie de la nouvelle génération de « djihad watchers ». Il a publié un livre, « Les Français jihadistes » (éd. Les Arènes, 2014) avant que le sujet ne soit tragiquement à la une des journaux. Son compte est précieux pour authentifier et décrypter les vidéos djihadistes. C’est à lui que nous avions demandé de commenter le reportage de Vice chez les djihadistes de l’EI.

Romain Caillet (@RomainCaillet), chercheur spécialisé sur les mouvements djihadistes, effectue lui aussi une vieille précieuse, souvent en collaboration avec d’autres. Arabisant, il apporte une expertise précieuse des situations en plein mouvement de l’Irak à la Libye, en passant par la Syrie et l’Egypte.

Il n’hésite pas à batailler sur son compte avec ceux qu’il considère de « pseudo-experts » ou avec la couverture superficielle de certains médias.

Jacques Raillane (@AbouDjaffar), ancien diplomate français, tient un blog sur LeMonde.fr, qu’il décrit comme un « journal intime du contre-djihad ». Sur son blog, il fait part de ses analyses personnelles ou de ses lectures (sa dernière note est sur le remarquable livre de Phil Klay, « Fin de mission », consacré à la vie et aux combats des Marines en Irak pendant la troisième guerre du Golfe) ; sur Twitter, il fait principalement une veille d’autres comptes pertinents.

Il y ajoute de temps en temps son propre grain de sel, non sans sarcasme...
Wassim Nasr (@SimNasr), « veilleur-analyste et journaliste » à France24, selon l’intitulé de son compte, tweete en arabe et en français. Il fait, lui aussi, cette veille précieuse sur les mouvements djihadistes. Il y a quelques jours, il relevait une photo de djihadiste tunisien avec des dreadlocks, une première à ses yeux.
Et il ajoutait, avec une pointe d’humour, en référence aux récentes mises en garde des autorités françaises sur les « signes de radicalisation » :

Gilles N.
(@VegetaMoustache), n’apparaît pas sous son nom complet. Son compte se donne pour but l’« observation et analyse de ce que l’on nomme cyber-djihad ».
Samedi, il révélait ainsi que circulait sur le Web un véritable tutoriel pour gaz toxique... Ou cette scène de la justice ordinaire dans les zones contrôlées par Daech, ici en Syrie.

Thomas Van Linge
(@arabthomness), basé à Amsterdam, se présente sur son compte comme un « activiste de la liberté, de la démocratie et de la nature ». Et il tweete sur les trois sujets, entrecoupant ses informations, photos et cartes des conflits du moment avec des images somptueuses de nature.
Il est surtout l’auteur de cartes précises et précieuses, régulièrement relayées sur Rue89, qui montrent l’évolution des conflits en Syrie, Irak ou encore Libye, comme peu de gens sont réellement capables d’en produire.

Peto Lucem (@PetoLucem), un compte anglophone diffusant lui aussi des cartes militaires des différents « fronts » de la guerre avec les djihadistes en Irak et en Syrie. Des cartes là encore précieuses pour comprendre l’imbrication des forces et des tendances dans ce conflit multiforme.

Oryx (@oryxspioenkop), un compte anonyme en anglais, effectue une veille assez exhaustive, largement à base de retweets, sur les conflits qui touchent le monde arabo-musulman. Son dernier retweet, samedi, fournissait des images de la présence militaire du Hezbollah libanais en Irak.

Signalons encore Joseph Bahout (@jobahout), chercheur à la Fondation Carnegie à Washington, qui tweete en trois langues (français, anglais, arabe) sur les affaires du Proche-Orient, dont celles qui touchent aux djihadistes. Samedi, il relayait la prise de position commune des gouvernements français et britannique contre le régime de Assad, après la visite de parlementaires français à Damas.

Enfin, Joshua Landis (@Joshua_landis), spécialiste de la Syrie, chercheur américain critique aussi bien de Damas que des djihadistes. Son blog Syria Comment fait référence, et lui aussi utilise son compte Twitter pour une veille plus large d’autres sources d’information.
PUBLIÉ INITIALEMENT SUR
Rue89
Tags
#EtatIslamique, #EI
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