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Politique

Le "takfirisme" dans le collimateur de Nasrallah, progression sérieuse dans le dialogue Hezbollah-Futur

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 09 janvier 2015 à 19h24
La montée du takfirisme qui menace l'Islam et la région, ainsi que le dialogue récemment entamé avec le Courant du Futur et les derniers développements locaux et régionaux ont constitué les grandes lignes du discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononcé ce vendredi à l'occasion de la commémoration de la naissance du prophète.
Hassan Nasrallah a ainsi critiqué les groupes takfiristes qui nuisent à l'Islam, qui menacent la nation et qui sont assez loin de la notion de miséricorde prônée par cette religion, révélant aussi que le dialogue avec le "Futur" progressait avec sérieux.

Il a de même assuré que la situation de la sécurité était "bonne", grâce aux exploits de l'armée et des institutions sécuritaires, mais que la prudence et la vigilance étaient toujours de mise.

Dans son mot transmis par vidéoconférence à l'école al-Mahdi à Hadath, près de Beyrouth, le numéro un du Hezbollah a tout d'abord salué l'armée libanaise, les forces de sécurité et les "Moudjahidines de la Résistance" qui surveillent les frontières et "assurent la sécurité du Liban face aux attaques israéliennes, takfiristes et terroristes".

"La lutte contre les groupes takfiristes se fait désormais pour défendre l'Islam et c'est une responsabilité qu'on doit tous assumer", a-t-il martelé. "Ces groupes ont porté préjudice à Dieu et à la nation musulmane (...). "Lorsque les têtes sont coupées, des personnes éventrées et massacrées, que des gens sont tués au Yémen car ils commémorent la naissance du prophète, comment ces groupes peuvent-ils se revendiquer de l'islam ?" s'est-il interrogé.

Il a, en outre, fait remarquer que le terrorisme s'était retourné contre les pays qui l'avaient alimenté, en clin d'oeil à l'attaque perpétrée mercredi contre les locaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, en France. Sayyed Nasrallah a alors estimé que les takfiristes ont nui au prophète bien plus que les caricatures publiées par ce journal, appelant la nation musulmane à conjuguer ses efforts pour renier tout lien avec les takfiristes et oeuvrer à l'éradication de ce fléau.

Abordant ensuite la question du dialogue entre son parti et le Courant du Futur, le chef du Hezbollah a affirmé qu'il progressait "avec beaucoup de sérieux de la part des deux parties".

"Ce dialogue, parrainé par le chef du Législatif Nabih Berri, sert les intérêts du pays et des Libanais", a-t-il dit. "Certains ont douté de la possibilité de la tenue de ce dialogue mais j'affirme que nous sommes optimistes quant aux résultats qu'on pourrait obtenir. Toutes les parties concernées sont réalistes et n'ont pas placé la barre trop haut. Nous sommes conscients qu'il est difficile de parvenir à une entente globale. Nous voulons juste nous entendre sur les dossiers que nous pouvons débattre, et placer les sujets de discorde dans des contextes spécifiques".

Sayyed Nasrallah a alors noté que ce dialogue se reflétait de façon positive sur "l'ambiance confessionnelle au Liban".
"Certains ne supportent pas que chrétiens et musulmans discutent ensemble, d'autres veulent une guerre islamo-chrétienne et les groupes takfiristes les encouragent. Toutefois, tous les peuples de la région ont intérêt à se rencontrer et à s'entendre de façon pacifique. Et c'est ce que nous avons fait", a-t-il ajouté.

Et de préciser: "Nous n'avons pas dit que ce dialogue va résoudre les questions stratégiques alors que le Liban se trouve dans une région assez tourmentée. Par la suite, la sauvegarde du pays constitue le principal titre de notre dialogue bilatéral avec le Futur, dialogue qui ne remplace pas celui national et qui doit, par contre, y mener. Nous applaudissons toute communication entre deux parties libanaises et nous encourageons celle de nos alliés avec d'autres groupes".

Par ailleurs, et au sujet de l'élection présidentielle, le secrétaire général du Hezbollah a signalé que cette question était du ressort des Libanais et que ce n'était pas aux puissances régionales et internationales de s'entendre sur un chef de l'Etat. "Nous n'avons pas d'alternative au dialogue, surtout interchrétien, à cet égard", a-t-il souligné, alors que le Liban est sans président depuis mai dernier.

Sayyed Nasrallah a ensuite rassuré les Libanais quant à la situation de la sécurité, "grâce à l'armée, aux forces de sécurité et à la Résistance qui assument la lutte contre le terrorisme". "Les takfiristes ne sont pas capables de grand chose, contrairement à ce qu'affirment certains médias. Les habitants de la Bekaa, des régions frontalières et tous les libanais ne sont pas faibles! Ils n'ont besoin de personne et ils peuvent faire face à cette menace", a-t-il scandé, souhaitant que le battage médiatique sur cette question cesse.

Pour conclure son discours, le chef du Hezbollah a évoqué la situation au Bahreïn, condamnant l'arrestation de cheikh Ali Salman, figure de l'opposition en ce pays, et réitérant son soutien aux mouvements de protestation pacifique.
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#Hassan_Nasrallah, #Hezbollah
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