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Politique

Hariri en faveur d'un "dialogue sérieux qui mènera à des résultats"

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 28 novembre 2014 à 07h53
 Saad Hariri
L'ancien Premier ministre Saad Hariri a dit qu'il est en faveur d'un "dialogue sérieux qui mènera à des résultats, dans l’intérêt du Liban".
Dans une interview télévisée dans le cadre du programme "Kalam en-Nass" jeudi soir sur la LBCI, Hariri a noté que les principaux objectifs du dialogue avec le Hezbollah seraient de s’entendre sur le fait qu'un président consensuel est la seule solution, et désamorcer les tensions entre sunnites et chiites. Il a également donné des détails sur les dépenses du don saoudien d’un milliard de dollars, annonçant que «des lettres de crédit de 400 millions de dollars ont déjà été ouvertes, et le reste est en cours ». En ce qui concerne la proposition de l'Iran d’aider le Liban, il a dit que "le don le plus important que l'Iran puisse offrir au peuple libanais et à l'armée libanaise est de demander au Hezbollah de se retirer de Syrie".

A la question pourquoi avoir choisi ce timing pour donner l'interview, le président Hariri a déclaré: "Tout le monde a des préoccupations au Liban, sécuritaires, économiques et psychologiques. Le pays régresse tragiquement. Nous avons vu dans votre reportage les lumières et la vie à Paris. Je crois que le Liban peut être comme ça. Je dis aux Libanais, en particulier aux jeunes Libanais qui pensent à l'émigration, que nous n’abandonnerons pas et que nous avons foi en ce pays. Quand les bombes tombaient sur Beyrouth, Rafic Hariri nettoyait le pays et le reconstruisait. Nous ne devons pas perdre espoir. Le rêve des Libanais qui sont descendus dans la rue le 14 Mars 2005 va se réaliser. Je crois en Dieu, en ce pays et en les Libanais".

A la question pourquoi êtes-vous venu à Beyrouth en août dernier et êtes de nouveau reparti, il a répondu: "Je suis venu parce que je suis une personne responsable. Et je reviendrai. Moi seul déciderai quand. Mais ce sera très bientôt."

Hariri a précisé que l'une des raisons pour laquelle il était reparti était de faire le suivi du don saoudien d’un milliard de dollars.

Concernant le don saoudien de 3 milliards de dollars, Hariri a déclaré que "le Roi Abdallah ben Abdel Aziz a surpris les Libanais et le monde en accordant au Liban trois milliards de dollars, et celui qui a déployé des efforts à cette fin a été le président Michel Sleiman. Certains ont essayé de dire que le don a été retardé, mais il s’agit de trois milliards de dollars, et certains dons et prêts accordés par certains pays sont dans les tiroirs du Parlement libanais depuis neuf ou dix ans maintenant. Cet accord a été conclu entre trois pays et ce don vise à construire l'armée libanaise. Lorsque ce don sera mis en œuvre, nous aurons une armée moderne et bien équipée".

Il a ajouté que les événements a Ersal ont conduit le roi saoudien à donner un milliard de dollars afin d’aider le Liban à lutter contre le terrorisme. Hariri a annoncé que "des lettres de crédit de 400 millions de dollars ont déjà été ouvertes, et le reste est en cours".

Il a expliqué que l'armée libanaise et les forces de sécurité ont dressé la liste de ce qu'elles voulaient, après cela «nous avons été chez des pays amis pour transmettre les demandes et les Etats nous ont donné les prix. Les ministres concernés avec le Premier ministre et une équipe de ma part étudient les prix et les spécifications. Quand le gouvernement libanais et le premier ministre se mettent d’accord sur les prix et les spécifications, nous ouvrons les lettres de crédit, mais cela prend du temps. L'Arabie Saoudite a toujours été généreuse avec le Liban. Au nom du peuple libanais et en mon nom je remercie le roi saoudien Abdallah ben Abdel Aziz et le Royaume pour ces dons qui sont destinés aux forces de sécurité qui sont responsables de la sécurité de tous les Libanais, du Sud au Nord. L'Arabie Saoudite est au service de tout le Liban".

A la question de savoir pourquoi il n'a pas remercié l'Iran, qui a également offert une assistance à l'armée libanaise, il a répondu que "le don le plus important que l'Iran puisse offrir au peuple libanais et à l'armée libanaise est de demander au Hezbollah de se retirer de Syrie".

Hariri a démenti les rumeurs concernant des différends avec le gouvernement français parce que des entreprises françaises n’ont pas obtenu de contrats liés au don d’un milliard de dollars, ajoutant: "Je me force d’obtenir des prix compétitifs et une transparence à ce propos. Les forces de sécurité et l'armée nous ont donné leurs listes; nous avons cherché des pays qui produisent ce dont elles ont besoin et nous avons demandé des prix. Nous avons émis des lettres de crédit à ceux qui ont donné les meilleurs prix conformément aux spécifications".

Pourquoi avoir proposé un dialogue ? Il a répondu: "J’ai dit que j’appelais à des consultations nationales afin que nous sauvions ce pays. Le dialogue doit avoir lieu, pour que nous puissions dire qu'il y a des éléments sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Mon principal problème avec le Hezbollah est son engagement dans la guerre syrienne, le Tribunal International, l’armement des Brigades de la résistance, les actions du parti, ses armes et le manque de coopération avec le plan de sécurité dans la Bekaa. Il existe des différences radicales et je ne vais pas changer ma position à leur sujet. Cependant, les intérêts du pays sont plus importants que les intérêts de Saad Hariri".

Hariri a expliqué qu'il soutient un dialogue sérieux qui soit dans l'intérêt du pays. Il a ajouté: "Je veux un président, des élections parlementaires, améliorer notre économie, sauver le pays et ses institutions. Et si nous avons un dialogue, je veux avoir un dialogue sérieux, qui aboutira à des résultats".

Hariri a expliqué que l'ordre du jour du dialogue sera établi avec le président de la chambre Nabih Berry et le député Walid Joumblatt. Il a ajouté que le dialogue ne portera pas sur le nom du prochain président, mais visera à se mettre d'accord sur le fait qu'un président consensuel est la solution pour le Liban. Il a ajouté qu'aucune date n'a été fixée pour le dialogue.

Il a dit que "bien qu'il y ait des réfugiés syriens au Liban, en Jordanie et en Turquie, les problèmes ne se sont produits qu’au Liban parce qu'il y a une faction libanaise qui est impliquée dans la guerre civile syrienne et le Liban est mis dans une situation difficile. Nous avons souffert de l'intervention syrienne au Liban, alors que faisons-nous maintenant? Nous soutenons le peuple syrien et l'opposition syrienne aux niveaux humanitaires et politiques. Mais quand l'opposition fait quelque chose de mal, je vais le dire, et je ne garderai pas le silence quand je sentirai que l'intérêt du Liban est compromis. Mon seul intérêt est le Liban et les Libanais, et je suis prêt à me sacrifier comme mon père l'a fait pour le Liban."

Hariri a admis qu'il existe des tensions sunnites- chiites et que l'un des objectifs du dialogue est de les désamorcer.

Il a dit: "Il y a des constantes concernant la préservation de l'État et ses institutions, la présidence et les élections législatives. Il serait bon de parvenir à un accord à travers le dialogue. J’ai demandé des consultations et le Hezbollah a dit qu'il est prêt pour un dialogue bilatéral. Je suis prêt à avoir un dialogue bilatéral dans l'intérêt national. Le dialogue national doit être lancé par le Président de la République et nous soutenons toute communication entre les Libanais dans l'intérêt du Liban. Le Hezbollah parle de dialogue sans conditions et nous ne voulons pas parler de conditions, et le président du Parlement Berry déploie des efforts pour y parvenir. Il y aura un ordre du jour, mais il n’est pas encore prêt."

Sur la possibilité d'une rencontre entre lui et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, Hariri a déclaré qu'il est encore trop tôt pour répondre à cette question et que la réunion n’aura pas lieu actuellement. "Ce qui va se passer maintenant, c’est un dialogue entre certains membres du Hezbollah et certains membres du Courant du Futur. Et si nous élisons un président, cela signifie que nous avons réussi le dialogue".

Interrogé sur des remarques qu'il avait faites précédemment à propos du Hezbollah, et si les partisans du Courant du Futur accepteraient le dialogue aujourd'hui, il a dit: "Je ne travaille pas pour mon intérêt personnel ou pour l'intérêt du Courant du futur, mais pour l'intérêt du pays. La semaine dernière, nous avons entendu le témoignage de Marwan Hamade au Tribunal Spécial pour le Liban et vu ce que Rafic Hariri a dû supporter pour le bien du peuple libanais et il est de mon devoir de supporter aussi parce que les gens ont voté pour moi".

Pourquoi veut-il un dialogue qui ne mènera nulle part? Il a dit: "Si je dis que je ne veux pas de dialogue la tension va augmenter dans le pays. Il est de mon devoir de donner de l'espoir et nous sommes sérieux. Que les autres assument la responsabilité si le dialogue ne s’avère pas sérieux. Je juge que l'intérêt du pays est plus important que le refus du dialogue. Je cherche une solution dans l'intérêt du pays".

Interrogé sur l'occasion perdue du dialogue avec le député Michel Aoun, il a dit que "le général Aoun est une composante politique du pays et nul ne peut éliminer autrui. Nous avons coopéré avec lui et cela a conduit à plusieurs réalisations, notamment la formation du gouvernement et plusieurs nominations qui étaient gelées pendant des années. Nous avons parlé avec Michel Aoun, mais est-ce que quelqu'un du 8 Mars a parlé au candidat du 14 Mars, Samir Geagea?"

Quelle serait la feuille de route pour la prochaine période? Hariri a répondu: "les tensions chiites-sunnites devraient être atténuées et le Hezbollah devrait connaître les raisons de ces tensions. Ceci est très important parce que, si une explosion se produit dans ce domaine il n'y aura pas de présidence ou de pays. C’est une des choses les plus importantes à inclure dans le dialogue. Et il y a la question de l'élection du président. Après cela, des consultations auront lieu et des élections se tiendront. Je me suis opposé aux élections législatives parce que cela signifiait que nous allions atteindre un stade où nous n’aurions ni président de la république, ni président de la Chambre ni gouvernement. Cela signifiait un vide que je ne veux pas. Je craignais que le pays ne se dirige vers une nouvelle assemblée constituante. Nous sommes avec l'accord de Taëf et nous avons mené des centaines de batailles pour le préserver. Le Hezbollah a suggéré cette conférence mais nous la rejetons parce que nous sommes avec la parité islamo-chrétienne et contre le partage du pouvoir de façon trilatérale. Pourquoi devons-nous aller vers une assemblée constituante, alors que nous avons une constitution? Nous nous sommes battus pour l'accord de Taëf, pourquoi aller vers l'inconnu?"

Il a ajouté: "Le général Aoun a un problème avec le 14 mars parce qu'il n’a pas pu devenir président. Tout comme le "14 Mars» a un problème avec la candidature de Michel Aoun, le " 8 Mars" a un problème avec celle de Samir Geagea. Nous avons parlé avec Michel Aoun mais ils n’ont pas parlé à Samir Geagea et il n'y a de consensus sur aucun des deux, alors entendons-nous sur un président consensuel. Samir Geagea a annoncé que si un accord sur un président consensuel voit le jour, il se retirera. Le problème est que le 8 Mars n’est pas allé au Parlement pour élire un nouveau président. J’ai parlé avec le patriarche maronite Al-Rai d’une feuille de route. Nous avons des relations historiques avec Bkerké mais il existe des divergences d'opinion et c’est naturel. Le patriarche estime que les députés qui ont pu proroger le mandat du Parlement auraient pu élire le président et c’est le problème principal ".

Les Saoudiens ont-ils posé un veto sur le député Michel Aoun ? Hariri a répondu que l'Arabie Saoudite ne met de veto sur personne, et qu'en tout cas, il n’est pas un porte-parole de l'Arabie Saoudite. Il a ajouté que tous les pays, y compris l'Iran, disent que les chrétiens libanais devraient s’entendre sur un président. Hariri a dit que le jeu démocratique doit avoir lieu. Il a rappelé que "notre candidat est Samir Geagea, mais si Amin Gemayel, Boutros Harb ou un autre est en mesure d'obtenir 70 ou 75 votes, et qu’il y a un quorum, Samir Geagea, ne sera pas mécontent. Si un des candidat du 14 Mars peut obtenir un quorum et des votes, nous le soutiendrons".

Hariri a déclaré qu'il ne rentrera pas dans le jeu des noms. Il a expliqué que «il n'y a pas de consensus au sein du14 Mars en faveur de Aoun. Mais y -a-t’il un consensus en faveur de Samir Geagea au sein du 8 Mars ?" Il a ajouté :"Nous avons eu tort quand nous ne parlions pas avec Michel Aoun, nous aurions dû le faire au cours des étapes précédentes pour le bien du pays. Je pense que le général Aoun peut offrir plus qu'il ne peut l’imaginer au Liban et au peuple libanais".

Hariri a ajouté que le candidat consensuel doit être approuvé par tous. Il doit être un candidat qui puisse dialoguer avec tout le monde et dont la priorité est l'intérêt du Liban.

A propos de sa relation personnelle avec Aoun, Hariri a déclaré qu'elle est excellente et espère qu'elle le restera. Il a ajouté qu'il y a un intérêt pour le Courant Patriotique Libre de collaborer avec le Courant du Futur.
Hariri a souhaité que le rôle de l’Iran dans la région devienne positif et dans l'intérêt des peuples de la région. Il a ajouté que l'Iran doit cesser de penser qu'elle peut contrôler la Syrie et le Liban. Hariri a également ajouté que le régime d’Assad finira par tomber tôt ou tard, et que ce régime a créé l'Etat islamique en Syrie, comme l’a fait Nouri al-Maliki en Irak.

Hariri a déclaré que le 14 Mars représente le peuple et est beaucoup plus grand que les partis qui le constituent, plus grand que le Courant du Futur, que les Forces Libanaises et que les Kataëb. Il a noté que les sunnites libanais sont modérés et font partie des Libanais modérés. Il a rappelé que les sunnites ont soutenu l'armée dans les régions où elle a été attaquée par des extrémistes.

En ce qui concerne le Tribunal Spécial pour le Liban, M. Hariri a dit qu'il est d'accord avec chaque mot prononcé par le député Marwan Hamadé à La Haye. Il a dit: "Nous avons choisi la voie de la justice, et c’est la plus dure, tandis que le chemin de la vengeance est plus facile".

À propos des performances de l'armée libanaise dans la lutte contre le terrorisme, Hariri a déclaré que l'armée libanaise a fait de grands efforts et a subi de lourdes pertes, et notre souci est d’aider l'armée à protéger le Liban.

Hariri a dit: «nous respecterons la décision du Conseil constitutionnel concernant l'appel contestant la prorogation du mandat du Parlement, et nous réfléchirons sur notre position politique".

En ce qui concerne la loi électorale parlementaire, il a déclaré: "nous respectons la loi électorale sur laquelle nous nous sommes mis d’accord avec les Forces libanaises et le Parti socialiste progressiste. En fin de compte nous allons certainement parvenir à un accord sur une loi électorale".

Sur l'appel du président Amine Gemayel à coordonner avec le régime syrien sur la question des réfugiés et de la sécurité, il a dit qu'il est contre parce que "Bachar al-Assad est le terrorisme. Nous devrions coopérer avec l'alliance internationale contre l’EI et, nous espérons, contre Bachar al-Assad. Ce qu'il a fait au Liban et ce qu'il fait en Syrie confirme l'impossibilité de lui parler. J’ai une position claire. Le régime de Bachar al-Assad ne veut pas que le Liban soit dans une bonne position; s’il le voulait il n’aurait pas demandé au Hezbollah de l'aider".

En réponse à une question concernant l’échange des prisonniers du Hezbollah, il a dit que le problème "est que le Hezbollah a le droit de le faire tandis que d'autres n’en ont pas le droit. Je pense les familles des soldats enlevés ont dit les mots les plus importants et les plus sincères à ce sujet. J’appuie le gouvernement dans toute position qu'il prend à ce sujet. Notre problème ici est que tout le monde a quelque chose à dire. Il est de la responsabilité du gouvernement de mener à bien ce qu'il décide et je suis prêt à soutenir le premier ministre Tammam Salam et le gouvernement dans toute décision qu'ils prendront, et ça devrait être une décision courageuse. Ce qui est important pour moi est le résultat. Le résultat final est de ramener les soldats à leurs familles".

Sur une campagne internationale pour aider le Liban dans la question des réfugiés syriens, Hariri a déclaré: "C’est un problème tragique dans le pays, avec un million et demi de réfugiés qui sont entrés au Liban parce qu'ils ont affronté la mort. Le principal problème au Liban est qu'il y a des différends quant à l'établissement de camps de réfugiés. Je connais la sensibilité de ce sujet, mais les hommes politiques devraient s’entendre sur une solution. Nous parlons avec tous les États afin d’aider le Liban et les réfugiés parce que c’est au-delà de notre capacité".

En ce qui concerne le conflit syrien, il a expliqué que «les choses en Syrie sont très compliquées. Nous connaissons la solution proposée par l'opposition syrienne, qui est d’éliminer le régime, affronter l’EI et établir un régime démocratique. Je dis que nous devrions protéger le Liban contre les risques de la guerre syrienne, et nous occuper de nos intérêts. Je suis sûr que Bachar al-Assad va s’en aller, mais je ne sais pas quand."
Hariri a répondu à une question concernant sa visite en Syrie, en disant que c’était dans l’intérêt du Liban. "Je n’y ai pas été en tant que Saad Hariri mais en tant que Premier Ministre du Liban. Aujourd'hui, je sais que cet homme est un menteur, il a menti à tout le monde et il pensait qu'il pouvait continuer à mentir. Sa fin sera similaire à celle des présidents dont les peuples se sont soulevés".

Il a dit: "Notre objectif est de préserver le Liban, et nous avons des projets, une vision et un rêve pour le Liban et surtout sa jeunesse. Je dis que 99% des jeunes ne sont pas des extrémistes, et ils perdent espoir dans ce pays, mais ils ne devraient pas parce que le Liban l'emportera malgré toutes les difficultés".

Interrogé sur ses sentiments après dix ans d'absence de Rafic Hariri, il a dit que son absence signifiait l'absence de sécurité et l'absence de celui sur qui nous comptions dans les moments difficiles.
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