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Politique

Tammam Salam: après la prorogation, l'élection d'un président s'impose

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 20 novembre 2014 à 19h20
Alors que le Liban s'apprête à commémorer son indépendance le 22 novembre, le Premier ministre Tammam Salam a signalé jeudi qu'après la prorogation du mandat du Parlement, il fallait élire sans plus tarder un nouveau président de la République. "C'est un devoir national" a-t-il dit.
"Cette année, nous commémorons l'indépendance en étant plongés dans les soucis et les questions sur notre avenir. Nous tentons difficilement d'apercevoir la lumière au bout du tunnel", a-t-il dit, à partir du Grand Sérail, regrettant amèrement que l'édition 2014 de cette fête soit célébrée tristement. Il a souligné l'absence d'un chef de l'Etat pour présider les festivités (que le Premier ministre a annulées) et a rappelé que les soldats kidnappés à Ersal cet été par les combattants du Front al Nosra sont toujours détenus en otages par les jihadistes.

"Le défi aujourd'hui est plus grand que jamais: les institutions de notre système démocratique sont quasiment bloquées, notre vie politique est paralysée, le dialogue est absent, la Constitution est menacée et les circonstances régionales dangereuses", a-t-il mis en garde.

"La stabilité actuelle est acceptable grâce aux efforts surhumains de l'armée et des forces de sécurité. Le gouvernement de l'intérêt national fonctionne avec un minimum d'entente politique. Mais nous savons que tout cela n'est pas solide", a-t-il martelé.

Selon le Premier ministre, les divergences dans les points de vue au sujet des grands "choix nationaux" et la course au pouvoir ne devraient, en aucun cas, se transformer en "outils pour la destruction de l'Etat dont le rôle est à sauvegarder et dont les institutions sont à activer".

"Cela signifie qu'après la prorogation du mandat du Parlement, nous devons oeuvrer pour l'élection d'un président de la République dans les délais les plus brefs. Camper sur des positions n'aboutirait qu'à l'impasse. Débloquer la présidentielle est un devoir national", a-t-il insisté, alors que le Liban est sans président depuis le 25 mai et que le quorum n'a pu être atteint dans aucune des 15 séances électorales déjà convoquées.

M. Salam a souligné que les différends politiques avaient mené à une stagnation du travail législatif et à un ralentissement de celui gouvernemental, sans oublier les pressions subies par l'économie. "La seule solution réside dans l'amélioration de la situation politique à travers le retour au dialogue", a-t-il ajouté.

Il a enfin estimé que les dossiers à traiter nécessitaient un haut degré de responsabilité nationale et de sagesse. "Notre sécurité nationale fait face à de grandes difficultés, notre bataille contre le terrorisme est difficile et notre victoire requiert la consolidation de notre immunité interne, le renforcement du principe de neutralité du Liban et le ralliement autour de l'armée libanaise. Le grand défi réside également au niveau du dossier des réfugiés sous lequel notre pays flanche", a-t-il averti.

M. Salam s'est enfin remémoré les grands hommes de l'indépendance, tombés pour la pérennité du Liban. "L'espoir qui brille dans les yeux de nos jeunes nous pousse à l'optimisme. Sans cet espoir, nous succomberons, alors que le Liban doit vivre", a-t-il conclu.
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#Tammam_Salam, #Présidentielles_2014, #Soldats_otages
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