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Politique

Rifi réaffirme qu'il n'y aura pas d'émirat islamique à Tripoli

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 22 octobre 2014 à 12h45
Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a assuré, ce mercredi, que Tripoli sera toujours la seconde capitale du Liban et que la ville ne fera jamais place à un Emirat Islamique.
Il a ajouté que les tensions à Tripoli avaient été traitées de façon "sage et rationnelle", afin que les incidents qui avaient secoué la ville n'aient pas de retombées, notant que les Tripolitains avaient fait l'objet d'une grande injustice.

M. Rifi a, en outre, souligné qu'il n'y aurait pas d'effondrement gouvernemental ni sécuritaire au pays, "malgré les répercussions du volcan syrien qui provoque des violations sécuritaires limitées et sporadiques".

"Inutile d'effrayer les Libanais par la suite", a-t-il martelé. "Nous sommes capables d'éteindre ce volcan parce que nulle partie n'a intérêt à l'attiser. La situation actuelle est bien dangereuse, mais l'impact de la crise syrienne restera limité. Tous les efforts nécessaires sont déployés pour cerner cet incendie", a-t-il poursuivi.

Le ministre a de même affirmé que le plan de sécurité de Tripoli était en cours de consolidation, regrettant que l'application de celui concocté pour la Bekaa n'ait pas débuté comme il se doit.

Il a alors lancé un "cri d'alarme" pour réinstaurer l'équilibre et s'attacher aux constantes nationales "afin que l'on traverse cette période difficile en paix, surtout que la situation est anormale en présence d'une seconde armée non officielle".

"Les sunnites de Tripoli parient sur l'Etat et les institutions légitimes. Nous pouvons avoir certaines remarques sur certaines erreurs, mais je n'en parle pas devant les médias par respect au prestige de l'Etat", a-t-il encore indiqué.

Par ailleurs, et au sujet des contradictions dans les discours de certains députés du courant du Futur, il a estimé que ceci était un signe de "bonne santé" au sein de ce groupe politique.

M. Rifi s'est aussi dit "en faveur de l'annulation des procès militaires, signalant qu'il était inadmissible de tenir des procès de civils devant le Tribunal militaire et refusant que des dossiers soient réglés à la vitesse de l'éclair alors que d'autres progressent très lentement.

"Tous les Libanais, civils et militaires, doivent être égaux devant la Justice", a-t-il martelé.

Tout en émettant ses réserves quant à l'implication du Hezbollah dans les combats syriens, M. Rifi a signalé que le Liban n'avait pas besoin des expertises militaires iraniennes et ne pouvait accepter le don de l'Iran à l'armée en présence des sanctions internationales et de l'embargo financier sur ce pays qui oeuvrerait, selon lui, pour la réalisation de son propre projet politique au Liban.

M. Rifi a enfin clamé que la situation à Ersal et dans les camps des déplacés était dangereuse parce que le nombre de ces derniers dépassait celui des Libanais dans ces régions. "Nous ne voulons pas revivre notre expérience avec les Palestiniens. Nous devons faire preuve de vigilance, même si nous bénéficions d'une ombrelle régionale. Le Hezbollah doit retirer ses combattants de la Syrie, l'armée et la FINUL doivent être déployées sur la frontière et la résolution 1701 doit être appliquée", a-t-il conclu.
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#AchrafRifi, #Rifi, #Tripoli
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