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Politique

Rifi : Tripoli ne deviendra pas un émirat

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 13 octobre 2014 à 09h10
Le ministre libanais de la Justice Ashraf Rifi. Photo tirée de sa page Facebook https://www.facebook.com/ashraf.rifi
Le ministre libanais de la Justice, Achraf Rifi, a assuré dimanche que Tripoli resterait "la deuxième capitale du Liban" et ne deviendrait pas un émirat.
Deuxième ville libanaise, Tripoli est souvent surnommée la "capitale du nord du Liban". Et pour Achraf Rifi il n'est pas question que ça change ni, surtout, que la ville se retrouve détachée du territoire libanais pour devenir un émirat, comme le laissent entendre ce que le ministre de la Justice a qualifié de "rumeurs".

Le nord du Liban est actuellement soumis à des incursions fréquentes de combattants jihadistes qui luttent en Syrie contre le régime de Bachar el Assad. Ces groupes islamistes procèdent à des attaques en territoire libanais où ils tentent de déstabiliser le Hezbollah (qui combat en Syrie au côté du régime), et l'armée libanaise qu'ils estiment complice du Hezbollah. Ils s'en prennent à des check-points de l'armée ou du Hezbollah, et se cachent parfois dans des villages du nord.

"Les informations qui indiquent qu'une certaine partie du Nord sera détachée du reste du pays, pour être transformée ultérieurement en Emirat comprenant un port, ne sont que des rumeurs ", a affirmé Achraf Rifi, ancien chef des Forces de sécurité intérieure du Liban. Il a signalé que " les régions du Akkar, de Tripoli, de Meniyeh et Donniyeh, de Batroun et de Bcharré font partie de ce territoire et elles le resteront à jamais".

Il a par ailleurs démenti les allégations selon lesquelles des accrochages ont eu lieu entre les Tripolitains et l'armée libanaise, insistant que le plan de sécurité mis en place pour la région est appliqué sans obstacles.

Réunion sur la situation à Tripoli


Achraf Rifi a participé dimanche à une réunion avec plusieurs autres ministres et députés pour discuter des derniers développements au Liban en général et à Tripoli en particulier. La réunion avait lieu à Tripoli, justement, chez le député Samir Jisr.

Selon le communiqué publié à l'issue de la rencontre, les personnalités réunies ont dénoncé les agressions "suspectes" et récurrentes contre l'armée libanaise, estimant que ces attaques visaient à attiser le conflit au pays et à semer la zizanie entre l'institution militaire et les habitants de Tripoli.

Les responsables ont également assuré que Tripoli et ses habitants étaient solidaires avec les différentes institutions militaires et sécuritaires. Ils ont alors exprimé leur attachement au plan de sécurité qui a permis l'arrêt des hostilités dans cette ville, signalant que ce plan suffisait pour venir à bout de tout îlot de sécurité ou de toute partie de Tripoli, sans décréter l'état d'urgence pour autant.

Ils ont en outre appelé à la poursuite et à l'arrestation des individus suspects qui se sont attaqués aux postes de l'armée, et qui n'ont rien à voir avec la capitale du Liban-Nord.

Tout en dénonçant l'exagération, par les médias, de la situation de sécurité à Tripoli, ils ont expliqué que la lutte contre les cellules terroristes se faisait à travers la sécurité préventive, non pas par médias interposés.

Les personnes réunies ont enfin signalé que c'est la croissance économique qui permettra de mettre un terme au chaos dans la ville de Tripoli, longtemps démunie.

La capitale du nord du Liban est en effet bien connue pour sa pauvreté.
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#Tripoli, #Ashraf_Rifi
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